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Nucléaire: Lavrov cible à Genève la "position agressive" américaine

Sergueï Lavrov a dénoncéà Genève la politique nucléaire américaine et l'initiative française contre l'impunité dans l'utilisation des armes chimiques.

KEYSTONE/EPA KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Sergueï Lavrov a ciblé à Genève "la position agressive" des Etats-Unis avec leurs armes nucléaires tactiques en Europe et de "fausses informations" en Syrie. Le chef de la diplomatie russe s'en est aussi pris à l'initiative française contre les armes chimiques.

Devant la Conférence du désarmement, il s'est dit préoccupé par le "changement considérable des positions américaines sur la stratégie nucléaire". Et de dénoncer une "violation flagrante du Traité de non prolifération" (TNP).

Au sein de l'OTAN, les Etats-Unis "forment les Européens à l'utilisation de ces armes nucléaires tactiques", selon M. Lavrov. Il a appelé les citoyens européens à s'opposer à cette position offensive.

Son pays avait récemment rejeté la nouvelle posture nucléaire américaine qui renforce les armes à faible puissance. La Russie a de son côté réduit son arsenal nucléaire de 85% depuis la Guerre froide et "se contente de les stocker", a souligné M. Lavrov. Elle a également éliminé son stock d'armes chimiques.

Rencontre avec de Mistura

Il a d'ailleurs estimé "inapproprié" et "non inclusif" le partenariat pour lutter contre l'impunité pour l'utilisation de l'arme chimique, lancé par la France le 23 janvier dernier et qui regroupe 25 pays, dont la Suisse, et l'UE. Une initiative qui s'est contentée de suivre la position des "Etats-Unis et de leurs associés anti-syriens", selon le chef de la diplomatie russe.

De son côté, l'ambassadeur américain auprès de la Conférence du désarmement Robert Wood a dit à plusieurs journalistes qu'il ne s'attendait pas à ce Moscou rejoigne ce partenariat. Un Etat qui a utilisé son veto à trois reprises "ne semble pas vouloir lutter contre l'impunité" pour l'utilisation d'armes chimiques, a-t-il dit.

Son homologue française Alice Guitton a elle souligné que son pays a souhaité dès le début associer la Commission d'enquête indépendante de l'ONU sur la Syrie à son initiative. "Nous recherchons une cohérence" avec ses efforts, a-t-elle dit. Comme la Commission, le partenariat ne constitue pas un organe de mise en accusation.

M. Lavrov a par ailleurs appelé à une Conférence internationale pour le désarmement, notamment nucléaire, au Moyen-Orient. Avant son discours, il avait rencontré l'émissaire de l'ONU sur la Syrie.

La discussion a porté sur les moyens d'avancer dans l'établissement d'un Comité constitutionnel avec tous les acteurs syriens, décidé à Sotchi, a expliqué à des journalistes Staffan de Mistura. Il n'a pas donné davantage de détails sur un éventuel dialogue pour les corridors humanitaires proposé par Moscou.

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