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Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Yukiya Amano est arrivé lundi matin à Téhéran. Il veut davantage de coopération sur le dossier nucléaire, avant des négociations cruciales prévues mercredi à Bagdad entre l'Iran et les grandes puissances.

"Je vais à Téhéran dans un état d'esprit positif", car "nous avons réalisé des progrès satisfaisants" avec l'Iran lors des discussions à la mi-mai à Vienne. "Je crois que c'est le bon moment d'avoir un dialogue direct avec des officiels iraniens", a-t-il déclaré peu avant de quitter Vienne.

"Rien n'est certain", mais "je vais à Téhéran avec l'espoir de parvenir à un accord" de coopération avec l'Iran, a-t-il ajouté. M. Amano est accompagné du numéro deux de l'agence, l'Argentin Rafael Mariano Grossi, et du chef de ses inspecteurs, le Belge Herman Neckaerts. L'AIEA s'est contentée de préciser que les discussions porteraient sur des "sujets d'intérêt commun".

"Bonne volonté"

Le ministre iranien des Affaires étrangères considère la visite de M. Amano comme "un geste de bonne volonté". La rapidité avec laquelle a été organisée la rencontre avec Saeed Jalili, principal négociateur iranien, est considérée comme le signe d'un accord imminent. Les Iraniens espèrent qu'ainsi les pays occidentaux seront incités à alléger leurs sanctions économiques contre Téhéran à l'issue des pourparlers de Bagdad.

Les négociateurs iraniens rencontreront dès mercredi une délégation du "groupe des Six", soit des cinq pays du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) plus l'Allemagne. Les discussions seront conduites par Catherine Ashton, porte-parole de la diplomatie européenne.

La République islamique affirme que son programme nucléaire est purement civil et qu'elle ne cherche pas à se doter de l'arme nucléaire. Les pays occidentaux et Israël pensent le contraire et l'Etat hébreu considère un Iran doté du feu nucléaire comme une menace pour sa propre existence.

ATS