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Les cas de "sextorsion" sont en augmentation en Valais comme ailleurs. Le canton vient de lancer un numéro d'urgence pour les victimes de ces chantages à la webcam. Il espère ainsi éviter que les personnes piégées ne versent de l'argent aux maîtres chanteurs.

Le terme "sextorsion" est une contraction des mots "sexe" et "extorsion". Il décrit un phénomène de plus en plus courant qui consiste à filmer une personne en fâcheuse posture, puis de la menacer de diffuser les images sur Internet si elle ne paie pas une somme d'argent.

"On estime à trente ou quarante le nombre de cas de "sextorsion" par année en Valais. Et cela va croissant", a indiqué à l'ats Sébastien Fanti, préposé valaisan à la protection des données et à la transparence depuis septembre 2014.

Pour tenter d'enrayer le phénomène, le préposé, également avocat spécialisé dans les nouvelles technologies et l'Internet, propose une série d'outils. Parmi eux, un numéro d'urgence, vraisemblablement le premier du genre en Suisse.

Anonymat garanti

La victime, dont l'anonymat est garanti, s'entretient au téléphone avec le préposé lui-même. "Elle a 99% de chance de ne plus entendre parler du maître chanteur si nous intervenons rapidement et dans le bon ordre", souligne Sébastien Fanti.

Le préposé prendra le contrôle de l'ordinateur de la victime et suivra un processus bien précis. Celui-ci comprend notamment le blocage du contact sur le réseau social en question, le signalement de l'abus à ce même réseau social et la mise en place d'une alerte google.

Service gratuit

Le service aux victimes de "sextorsion" est gratuit. Il fait partie du travail et du budget du préposé, qui n'a de compétences pour agir qu'en Valais, précise Sébastien Fanti.

Divers documents et conseils visant à éviter de nombreux écueils sur la Toile sont disponibles sur le site internet de l'Etat du Valais, à la page du préposé cantonal. Un questionnaire de prévention destiné aux jeunes, mais intéressant également les parents, y figure aussi.

Organisations criminelles

Les victimes de "sextorsion" sont en majorité des hommes, de tout niveau social et souvent quadragénaires. Ils sont généralement contactés sur un réseau social par une femme qui les incite à poursuivre la discussion via un service tel que "Skype".

Cet "appât" féminin les encourage à passer à des actes à caractère sexuel. Une fois les images enregistrées, le chantage peut débuter. "Derrière ces femmes se trouvent le plus souvent des organisations criminelles de type mafieux", précise Sébastien Fanti.

Un tel acte est illégal en Suisse. Il est qualifié de chantage et d'extorsion. Mais la poursuite de ces infractions est souvent difficile, voire impossible, notamment parce que leurs auteurs opèrent depuis l'étranger, en particulier d'Afrique.

http://www.prepose-vs, https://www.cybercrime.admin.ch/kobik/fr/home/warnmeldungen/2014/2014-07-17.html

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ATS