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Obama promulgue le volet défense de la loi de finances

Barack Obama a promulgué mercredi le volet défense de la loi de finances 2016, qui prévoit 607 milliards de dollars de dépenses. Certaines dispositions compliquent toutefois le projet de fermeture du centre pénitentiaire de Guantanamo cher au président américain.

La Maison Blanche avait fait savoir le mois dernier que le président ne s'opposerait pas à ces dispositions, malgré son engagement en faveur du démantèlement de la prison.

Ouvert un an après les attentats du 11 septembre 2001 sur une base navale américaine à Cuba dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme" lancée par George Bush, le camp a vu passer près de 780 détenus. Il a valu à Washington les foudres des mouvements de défense des droits de l'homme.

A son arrivée aux affaires, Barack Obama s'était engagé à le fermer rapidement, mais s'était heurté aux obstacles juridiques soulevés par le Congrès.

Une baisse importante

"Comme je l'ai déjà dit, l'activité de cette installation nuit à la sécurité nationale en drainant des ressources, affecte nos relations avec des alliés et des partenaires essentiels et renforce les extrémistes. Nous devons impérativement prendre les mesures nécessaires pour réduire au maximum la population de cette structure et la fermer", rappelle-t-il dans un communiqué.

Le nombre de détenus à Guantanamo, souligne-t-il, a baissé de 85% par rapport à son maximum et 57 d'entre euxont été transférés au cours des deux dernières années.

Transferts et torture

Le Congrès avait adopté il y a 15 jours ce texte dans lequel est réinscrite l'interdiction faite au Pentagone d'utiliser des fonds pour transférer sur le sol américain des détenus de la prison, jusqu'au 31 décembre 2016. La loi promulguée mercredi impose également de nouvelles restrictions aux transferts vers des pays comme la Libye, la Syrie, le Yémen et la Somalie.

Parmi les nombreux articles de la loi de défense se niche une autre mesure très symbolique: l'interdiction du recours par les Etats-Unis à des techniques de torture, par exemple la simulation de noyade qui avait été employée par la CIA après le 11-Septembre. L'administration Obama l'avait déjà bannie administrativement, mais l'interdiction est désormais inscrite dans le marbre.

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