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Après les violences et la mobilisation populaire, les premières obsèques de victimes de l'attentat contre "Charlie Hebdo" et la prise d'otages d'un supermarché casher ont eu lieu mardi en France et en Israël. Le gouvernement français s'est dit en "guerre contre le terrorisme, le djihadisme et l'islamisme radical", à la veille du nouveau numéro de l'hebdomadaire satirique, déjà critiqué.

"Notre grande et belle France ne rompt jamais, ne cède jamais, ne plie jamais. Elle fait face, elle est debout", a dit à Paris le président François Hollande, lors d'une émouvante cérémonie d'hommage aux trois policiers tués dans les attaques de la semaine dernière. Il a appelé à "redoubler de vigilance" face à un danger "au-delà de nos frontières" comme "à l'intérieur".

Devant le Parlement européen, le président du Conseil européen Donald Tusk a appelé à une réponse "cohérente" de l'UE.

3 Français et un Tunisien

Les dirigeants du monde entier "commencent à comprendre" la "menace claire et réelle pour la paix" représentée par "l'islam extrémiste", a fait écho le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lors des funérailles à Jérusalem des quatre juifs tués vendredi à Paris dans l'attaque d'un supermarché casher.

Trois Français et un Tunisien avaient été abattus par le djihadiste Amedy Coulibaly. Ils ont été portés en terre dans l'immense cimetière du Har Hamenouhot, la plus grande nécropole de la ville.

Dans ce site avaient déjà été inhumés en 2012 trois enfants et un enseignant juifs tués en France par un autre djihadiste, Mohamed Merah.

En décidant d'assister aux funérailles, M. Netanyahu a également donné une tonalité politique à la cérémonie, en pleine campagne électorale pour les législatives du 17 mars.

Hommage par Hollande

La numéro trois du gouvernement français, Ségolène Royal, était présente aux funérailles. Elle a renouvelé "la détermination sans failles" de son pays "à lutter contre toutes les formes d'actes antisémites".

Un autre enterrement avait lieu dans l'après-midi près de Paris: celui d'Ahmed Merabet, policier français musulman victime des frères Saïd et Chérif Kouachi, les djihadistes qui ont perpétré l'attaque contre "Charlie Hebdo".

Il est l'un des trois policiers tués par les djihadistes, avec Franck Brinsolaro, tué dans l'attaque de "Charlie Hebdo", et Clarissa Jean-Philippe, jeune policière municipale abattue par Amedy Coulibaly jeudi au sud de Paris, près d'une école juive.

Manifestation au Pakistan

Dans le même temps, la Une du numéro "des survivants" historique que doit publier mercredi "Charlie Hebdo" a été dévoilée. Avec le titre voulu apaisant "Tout est pardonné", il sera tiré à trois millions d'exemplaires et traduit en cinq langues. De nombreux journaux dans le monde ont reproduit sans attendre cette Une et son Mahomet, larme à l'oeil.

Mais le portrait du prophète, tenant la pancarte "Je suis Charlie" brandie par près de 4 millions de manifestants dimanche dans les rues de France, a été dénoncé comme une "provocation" par l'autorité musulmane en Egypte. Au Pakistan, une manifestation à Peshawar a loué l'action des frères Kouachi.

En France, les principales organisations musulmanes ont appelé la communauté "à garder son calme" et "respecter la liberté d'opinion".

"Le Mahomet que j'ai dessiné, c'est un bonhomme qui pleure avant toute chose", a expliqué Luz, son auteur, rescapé de la tuerie du 7 janvier car il était arrivé en retard.

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ATS