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Savièse a rendu un dernier hommage samedi au couple rendu le 13 juillet par le glacier de Tsanfleuron, 75 ans après sa disparition le 15 août 1942, dans une église comble. Fille du couple, Marceline Udry-Dumoulin (à g.) a déclaré vivre le plus beau jour de sa vie.

KEYSTONE/EPA KEYSTONE/DOMINIC STEINMANN

(sda-ats)

Les habitants de Savièse (VS) ont rendu samedi un dernier hommage au couple rendu par le glacier de Tsanfleuron le 13 juillet. L'église était pleine pour le dernier voyage des époux saviésans retrouvés 75 ans après leur mort.

"C'est le plus beau jour de ma vie" a déclaré à l'issue de la cérémonie une des filles de Marcelin et Francine Dumoulin. Après la découverte des corps, elle avait avoué avoir toujours prié pour que ses parents soient retrouvés et puissent avoir une sépulture religieuse.

Les deux des sept enfants du couple encore vivants, deux filles, ont assisté samedi aux obsèques. Elles étaient entourées de nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants du couple tragiquement disparu le 15 août 1942.

Cérémonie exceptionnelle

La cérémonie avait un côté inédit. "C'est un événement exceptionnel que d'accompagner quelqu'un 75 ans après sa mort", a dit le curé Jean Varone. Mais trois quarts de siècle plus tard, la famille peut enfin cesser de se poser la question "que sont-ils devenus", a déclaré le prêtre.

Le curé de Savièse à l'époque, Pierre Jean, a participé aux recherches. Il a consigné les faits que le prêtre du jour a repris pour décrire le drame. Le couple avait assisté à la messe le 15 août 1942 avant de partir vers un alpage, dont le mari était le chef.

Perdus dans le brouillard

Ils connaissaient l'itinéraire par coeur. Il ne présentait aucune difficulté, pas même la traversée du glacier. Vers 16h30 sur le glacier, ils croisent deux jeunes de Vétroz (VS) qui rentrent. Mais vers 17h00, le brouillard envahit la montagne rapidement livrée à un violent orage.

Parti le samedi, le couple devait rentrer le dimanche. L'alerte est donnée le mardi. Les recherches, auxquelles participe très activement le curé, sont vaines. Le couple laisse sept enfants en bas âge qui seront placés dans des familles du village.

Un village où tous les habitants ont entendu parler de ce drame. Un des enfants du couple, décédé il y a quelques années, a d'ailleurs cherché les corps de ses parents toute sa vie durant. "Il était souvent à arpenter le glacier de Tsanfleuron", témoigne un habitant.

ATS