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(sda-ats)

L'entreprise bâloise Oettinger Davidoff a vu son chiffre d'affaires reculer de 8,2% (-3% à taux constants) en 2015. Mais le fabricant de tabac a gagné des parts de marché au niveau mondial, grâce notamment à la croissance des cigares de luxe.

En raison de la baisse de la demande en Europe et en Chine, de l'impact du franc fort ainsi que du léger recul des ventes dans les activités cigarettières et d'agence générale, le chiffre d'affaires est passé de 1,227 à 1,126 milliard de francs, a indiqué jeudi Oettinger Davidoff. Toutefois, l'entreprise est parvenue à gagner des parts de marché au niveau mondial.

Cette progression a été possible grâce à la croissance des marchés nord-américain et asiatique et à la croissance parfois importante, des ventes de ses marques phares, soit Davidoff et Camacho. Ces dernières ont d'ailleurs réalisé une progression de respectivement 10,5% et de 34,4%.

Le fabricant de tabac se réjouit par ailleurs d'avoir battu un record de production l'an dernier. Il a fabriqué un total de 45,8 millions de cigares, soit une hausse de 4,1%.

90 collaborateurs touchés

Au plan stratégique, en cédant ses activités de commerce de gros regroupées dans la filiale argovienne Contadis à Lekkerland, Oettinger Davidoff a franchi une nouvelle étape importante vers le recentrage résolu sur son coeur de métier, à savoir les cigares de prestige et les accessoires pour fumeurs.

La vente du commerce de gros se traduira pour Oettinger Davidoff par une réduction de son chiffre d'affaires 2016 d'environ 440 millions. A ce jour, une solution de replacement a pu être trouvée pour les deux tiers des 90 collaborateurs de Contadis. Les efforts se poursuivent pour continuer d'augmenter ce pourcentage d'ici à fin juin 2016, précise le groupe.

L'effectif total du personnel du groupe a de nouveau légèrement baissé l'an dernier, revenant à sa moyenne de long terme d'environ 3540 collaborateurs dans le monde (-3,6%), ajoute le fabricant.

L'entreprise a déclaré durant l'année 2015 avoir des vues sur Cuba après le dégel des relations avec les Etats-Unis. Le patron d'Oettinger Davidoff laisse la porte ouverte à un possible retour du Havane dans l'assortiment. La route est toutefois encore longue. Il faudra peut-être attendre cinq à dix ans, avait déclaré le CEO Hans-Kristian Hoejsgaard.

Grâce à la nouvelle orientation stratégique, Oettinger Davidoff estime être en bonne position pour relever les nouveaux défis. "Nous sommes convaincus que le fort ancrage de nos marques phares et les nombreux produits innovants que nous allons commercialiser durant l'année en cours nous permettront de gagner une fois encore de nouvelles parts de marché", a conclu Hans-Kristian Hoejsgaard.

ATS