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Davidoff, qui constitue l'une des marques principales de l'entreprise Oettinger Davidoff, a vu ses ventes augmenter de 20% en 2016 (archives).

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

L'entreprise bâloise Oettinger Davidoff a perdu environ la moitié de son chiffre d'affaires l'an dernier suite à la vente de sa filiale Contadis. Le fabricant de tabac a néanmoins continué de progresser dans son activité principale, avec les cigares de luxe.

Oettinger Davidoff enregistrait encore un chiffre d'affaires de 1,126 milliard de francs en 2015, une somme descendue l'an dernier à 595 millions. Sur une base comparable ne tenant pas compte des activités cédées de sa filiale Contadis, le chiffre d'affaires a augmenté de 8,2%, a indiqué jeudi devant les médias le directeur général du groupe Hans-Kristian Hoejsgaard. Le bénéfice reste secret.

La vente de Contadis, active dans le commerce de gros, était intervenue dans le cadre de la stratégie de recentrage d'Oettinger Davidoff sur son coeur de métier - les cigares et accessoires pour fumeurs, ainsi que les agences internationales. Le groupe rhénan a entamé ce virage en 2011.

Pour mémoire, Contadis, basé à Oberentfelden (AG), avait été cédé en décembre 2015 à Lekkerland (Suisse), unité du groupe allemand éponyme.

Volonté de réduire les stocks

Davidoff Oettinger a pu améliorer davantage sa position sur le marché mondial du cigare et ses parts de marché dans un environnement toujours plus tendu, a relevé Hans-Kristian Hoejsgaard. La focalisation sur les cigares de luxe promet des marges plus élevées que jusqu'à présent, relève le Danois.

La société produit ses cigares en République dominicaine, au Honduras et au Nicaragua, où elle emploie plus de 1900 personnes sur un total de 3600 environ. Près de 500 collaborateurs se trouvent en Suisse. L'entreprise emménagera dans un nouveau siège en septembre.

Oettinger Davidoff a diminué la production de cigares l'an dernier, afin de réduire ses stocks. Avec quelque 36,8 millions d'exemplaires, environ un cinquième de cigares ont été roulés en moins par rapport à 2015. Cela n'a cependant pas eu d'effets sur les ventes. Davidoff, qui constitue l'une des marques phares de l'entreprise, a vu son chiffre d'affaires augmenter de 20%.

Cette progression a été réussie malgré l'introduction progressive de nouvelles réglementations anti-tabac onéreuses dans l'Union européenne et aux Etats-Unis, qui ont rendu 2016 difficile pour l'industrie du tabac. Le marché américain est le plus important du groupe, avec 41% de parts de marché.

"Mouvementé et difficile" en 2017

"Malgré la satisfaction extrême d'afficher une croissance à deux chiffres pour Davidoff et l'augmentation de nos parts sur le marché mondial, nous n'avons pas atteint l'ensemble de nos objectifs pour 2016 ", a commenté Hans-Kristian Hoejsgaard.

Faits importants de l'année: l'achèvement de la nouvelle usine de la marque Camacho au Honduras, ouverte en janvier avec à la clé 500 nouvelles places de travail, ainsi que l'acquisition de parts majoritaires chez Bluebell Cigars Asia et de parts minoritaires chez Sparkle Roll Cigars en Chine.

M. Hoejsgaard s'attend à une année 2017 "mouvementée et difficile en raison de l'entrée en vigueur des restrictions sur nos principaux marchés en Europe et aux Etats-Unis, et de la retenue associée des détaillants avant d'avoir une vision plus claire." Il escompte néanmoins une croissance en termes de parts de marché.

ATS

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