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Mesut Özil, qui vient de prendre sa retraite internationale, aurait dû être davantage soutenu alors qu'il était la cible d'"attaques racistes", a reconnu le président de la fédération allemande (DFB).

"J'aurai dû davantage m'impliquer étant donné les attaques racistes qu'il subissait de la part de certaines personnes et j'aurai dû m'interposer personnellement" pour protéger Mesut Özil, a déclaré dimanche Reinhard Grindel dans les colonnes dominicales du quotidien Bild. "Ce genre d'attaques est inacceptable. J'aurai dû le dire plus clairement", a-t-il ajouté.

Le 23 juillet, le milieu de terrain allemand d'origine turc avait annoncé qu'il quittait la sélection d'Allemagne en mettant en avant le "racisme" dans les critiques dont il était victime après l'élimination de la Mannschaft dès le premier tour du Mondial en Russie.

Le joueur avait également quelques semaines plus tôt était au coeur d'une polémique nationale après des photos de lui et de l'un de ses coéquipiers, Ilkay Gündogan, en compagnie du président turc Tayyip Erdogan, qui avait été perçues par certains comme un manque de loyauté envers l'Allemagne.

Si le capitaine de l'équipe d'Allemagne, Manuel Neuer a dementi qu'Özil ait pu être victime de discrimination ou d'attaques racistes au sein de la sélection, le patron de la DFB, directement mis en cause par le joueur, avait lui, dès le 26 juillet, fait son mea culpa, "regrettant beaucoup" que le rappel à l'ordre adressé à Özil dans l'affaire Erdogan "ait été détourné pour des discours racistes".

M. Grindel réfute en revanche le fait qu'Özil ait été considéré comme un bouc-émissaire dans la défaite précoce de l'Allemagne pendant le Mondial 2018.

"Je n'ai jamais fait le moindre commentaire sur ses performances sportives. Pour moi il a toujours été clair qu'on perd ensemble tout autant qu'on gagne ensemble. Rejeter la faute de notre défaite sur un seul joueur serait absurde", a-t-il déclaré, ajoutant que la porte de la Mannschaft était toujours ouverte si jamais Özil souhaitait un jour revenir.

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ATS