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Les risques que représente le génie génétique dans l'agriculture en Suisse sont faibles et le potentiel de cette biotechnologie n'est pas utilisé. Ce sont les conclusions du Programme national de recherche PNR 59 présentées mardi à Berne.

Depuis plus de quinze ans, des plantes génétiquement modifiées sont cultivées commercialement dans de nombreux pays. Le peuple suisse a lui voté un moratoire de cinq ans en novembre 2005, prolongé de trois ans par le Parlement jusqu'au 28 novembre 2013. Une prolongation du moratoire jusqu'en 2017 n'est pas exclue et même prônée par les agriculteurs.

Onze projets de recherche ont analysé les possibles risques environnementaux du blé, du maïs ou des fraises transgéniques. Leurs auteurs arrivent au même résultat: ils n'ont pas été en mesure d'établir des effets négatifs sur les insectes utiles, les microorganismes ou la fertilité des sols.

Trois méta-analyses portant sur plus d'un millier d'études internationales arrivent à des conclusions identiques. Le PNR n'a ainsi "mis en évidence aucun risque, ni pour la santé ni pour l'environnement", a déclaré le Pr Thomas Bernauer, délégué du conseil national de la recherche du FNS.

Selon les chercheurs, l'apparition d'effets indésirables sur les sites où sont cultivées certaines variétés transgéniques n'est pas une conséquence du génie génétique. Elle est due à de mauvaises pratiques agricoles, comme les monocultures.

Consommateurs pas très chauds

L'utilisation des PGM en Suisse reste contestée. Seul un quart des consommateurs seraient prêts à acheter des denrées alimentaires produites de cette manière. Mais 80% des sondés sont favorables à une liberté de choix entre produits issus ou non du génie génétique.

La coexistence de différentes formes agricoles, avec et sans génie génétique, est possible dans un petit pays comme la Suisse, selon les chercheurs. Elle suppose toutefois une adaptation de la loi sur le génie génétique.

Les réactions aux conclusions du PNR 59 sur les plantes transgéniques n'ont pas tardé. Greenpace estime que tous les risques n'ont pas été examinés, tandis que les milieux économiques et scientifiques réclament la fin du moratoire sur l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés (OGM).

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ATS