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Olivier Faure, un homme du consensus, prendra la tête du PS français

L'ancien ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll s'est retiré de la course à la présidence du PS. Il était arrivé deuxième du premier tour de l'élection (archives).

KEYSTONE/EPA/CAROLINE BLUMBERG

(sda-ats)

Olivier Faure, le président du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée nationale, est assuré de prendre la tête du parti Socialiste (PS) français. Cet homme de consensus aura la lourde tâche de redresser une formation laminée par la vague Emmanuel Macron.

Olivier Faure a obtenu 49,75% des suffrages, contre 25% pour l'ancien ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll. "Le résultat est sans appel. Il est net. Olivier Faure a obtenu le meilleur score", a déclaré Stéphane Le Foll. "Donc je considère à partir de ce moment-là qu'il a la responsabilité d'être le premier secrétaire du parti".

Second tour maintenu

"Je ne serai pas candidat le 29 mars", date du second tour de l'élection, a-t-il ajouté. M. Le Foll, qui a été ministre et porte-parole du gouvernement sous François Hollande, semble avoir payé sa proximité avec l'ex-président socialiste. Le second tour est maintenu, malgré le retrait de M. Le Foll, mais avec un seul bulletin.

Olivier Faure était favori dans la course. Il avait joué la carte du renouvellement, affirmant vouloir changer le PS "du sol au plafond", et promet d'organiser des chantiers thématiques ouverts aux militants et sympathisants du PS pour trancher leurs incessantes querelles.

Ni frondeur ni social-libéral, M. Faure a adopté une position plus centrale. Il est réputé pour être un homme du consensus, ce qui lui a valu d'être parfois caricaturé comme un adepte de la "synthèse molle".

Déchirements internes

M. Faure, président du groupe des députés socialistes, aura la lourde tâche de relever le parti, jadis au centre de l'échiquier politique français, après ses larges défaites électorales à la présidentielle et aux législatives face à la vague Emmanuel Macron. Le candidat du PS à la présidentielle de 2017, Benoît Hamon, n'avait obtenu que 6,36% des voix.

La décomposition s'est poursuivie aux législatives en juin où le PS a réussi à sauver à peine une trentaine de sièges à l'Assemblée nationale, soit près de dix fois moins qu'auparavant. Depuis, le parti, qui paie les déchirements internes vécus pendant le quinquennat de François Hollande, peine à se faire entendre.

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