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Face à la menace d'abattage de milliers d'oliviers malades du Salento (Pouilles), différentes personnalités suisses montent au créneau. Elles ont affirmé jeudi à Lausanne qu'une telle action serait "une absurdité" et que des mesures doivent être mises en oeuvre.

L'épidémie de Xylella fastidiosa, bactérie connue depuis longtemps en Californie, décime aujourd'hui les oliviers du Salento. Pour endiguer la propagation de la maladie, un abattage massif est préconisé afin de créer une sorte de tranchée sanitaire (50 km2) et d'isoler le bout de la botte italienne.

Non-sens

"Ca ne fait aucun sens", a déclaré devant la presse Brigitte Mauch-Mani, phytopathologue de l'Université de Neuchâtel. Abattre sans discrimination arbres sains et malades dans de telles proportions n'est assurément pas la bonne méthode, surtout que la bactérie véhiculée par les insectes se dépose sur d'autres végétaux. "Il faudrait donc tout tuer dans cette région !", s'est exclamé la scientifique.

"Il y a une controverse scientifique", a relevé le sociologue Francesco Panese. Mais le travail scientifique ne pèse visiblement pas lourd dans les décisions politiques à propos de cette maladie et des oliviers. "On veut procéder à la sécurisation par le sacrifice", a-t-il déploré.

Pas de terre brûlée

Ancien conseiller d'Etat neuchâtelois et agriculteur, Fernand Cuche a dénoncé "une politique de la terre brûlée", qui doit être combattue. Il faut mettre davantage d'argent dans la recherche autre que celle consacrée uniquement aux pesticides.

Si l'on procède à un abattage massif d'oliviers et que l'on déverse en plus des tonnes de pesticides dans cette région, on court au désastre, a affirmé Fernand Cuche. "C'est un non-sens politique".

Cauchemar économique

Un tel scénario serait aussi un cauchemar économique, ont souligné Salvatore Bevilacqua, anthropologue de l'alimentation au CHUV, et Giovanni Sammali, auteur de l'éco-roman "Salento, destination cancer". Les Pouilles comptent quelque 60 millions d'oliviers et le Salento 11 millions, qui produisent 40% de l'huile de toute l'Italie. Hormis le tourisme et l'agritourisme en forte progression, c'est une ressource essentielle.

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ATS