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OM Pharma a lancé des dizaines de millions de francs sur plusieurs années sur son site genevois.

Photo d'entreprise

(sda-ats)

L'entreprise OM Pharma, contrôlée par le Zurichois Vifor Pharma, fête ses 80 ans. Seule actrice dans la biotechnologie pharmaceutique à Genève, elle veut accélérer dans 5 ans la prévention des infections respiratoires face à la hausse des résistances antimicrobiennes.

Devant quelques journalistes, le patron du site genevois de Vifor Pharma, Julien Storaï, est resté mercredi assez prudent sur les ambitions de croissance de la société d'environ 200 employés à Meyrin (GE). Ces trois dernières années, le chiffre d'affaires a progressé de 7% par an pour atteindre 170 millions de francs en 2016, selon des données indépendantes sur les ventes pharmaceutiques.

"Nous allons avancer étapes par étapes", dit M. Storaï. OM Pharma commercialise depuis des décennies quatre médicaments. Dont deux pour prévenir les infections respiratoires, avec 35% de parts de marché mondiales, et celles des voies urinaires sont fabriqués de la bactérie au produit fini à Genève.

En terme d'innovation, la société ne mise pas sur de nouveaux produits, mais sur de nouvelles applications de ceux existants. Ceux-ci s'appuient sur des souches impossibles à répliquer pour d'autres entreprises, parce qu'OM Pharma en est propriétaire.

Alternative au vaccin

"Nous sommes plus que jamais convaincus que nos produits répondent à des besoins médicaux qui ne sont pas satisfaits sur le marché", dit un autre dirigeant de la société, Matthias Schenk. L'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a fait de la lutte contre la résistance aux antimicrobiens une priorité, voit OM Pharma "comme une alternative" aux côtés des vaccins, selon M. Storaï.

Tout dépendra de la validation de ces utilisations. Une homologation aux Etats-Unis pourrait intervenir d'ici 2022, après cinq ans d'investigations sur l'efficacité du Broncho-Vaxom pour prévenir l'asthme auprès des bébés.

Selon le chef de la recherche à OM Pharma, Christian Pasquali, les tests récents ont montré à la fois que le médicament augmentait la capacité en réponse immunitaire et qu'il oeuvre comme antinflammatoire. Il diminue la charge virale dans les poumons.

Sur le site, les processus sont très standardisés. Au total, le travail de préparation d'une souche peut prendre jusqu'à 3 jours et le taux d'échec de la production est limité à 2 à 3%.

Millions d'investissement

L'entreprise cherche également d'autres dynamiques de croissance. Actuellement, 60% des ventes ont lieu dans les marchés émergents où les habitudes de vaccination sont moins importantes que dans les pays en développement.

A Genève, OM Pharma, racheté en 2009 par Galenica avant la division récente en deux entités dont Vifor Pharma, emploie 40 personnes dans la production, une vingtaine dans la recherche et le reste aux opérations. Il a multiplié depuis 13 ans les investissements sur son site industriel genevois, par exemple 70 millions de francs pour un nouveau centre biotech de production.

Une délocalisation ne fait pas partie des plans du groupe zurichois. Au contraire, des investissements de dizaines de millions de francs ont débuté en 2016 et doivent durer jusqu'en 2020. "Si tout se passe bien" pour ses médicaments, l'entreprise aura besoin de personnel supplémentaire sur ses huit bâtiments, dit M. Storaï. Dans l'immédiat, les effectifs devraient rester stables.

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ATS