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De nombreux Somaliens sont déplacés ou se sont réfugiés notamment au Kenya (archives).

KEYSTONE/EPA/DAI KUROKAWA

(sda-ats)

L'aide pour les Somaliens qui font face à une sécheresse importante doit être intensifiée dans les prochains mois pour éviter une "catastrophe". Près de 950'000 enfants sont menacés de malnutrition aiguë, a dit vendredi l'ONU à Genève.

"Nous n'avons que quelques mois", a dit à la presse le directeur du Programme alimentaire mondial (PAM) pour ce pays Laurent Bukera, de retour de Somalie. Les prix de la nourriture locale ont augmenté mais les tarifs de celle importée sont plutôt stables.

"Il est crucial que nous ne laissions pas le marché devenir plus cher", selon M. Bukera. Dans plusieurs régions, notamment au Puntland, "les conditions sont extrêmement précaires". Les habitants se sont déplacés près des villes. Les animaux, très importants pour l'alimentation des Somaliens, "ont été laissés quasiment sans rien à boire ni nourriture", alerte M. Bukera.

Autre problème, la sécheresse devrait se renforcer dans toute la région. Selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM), les pluies devraient être de mars à mai sous la normale pour cette période dans plusieurs pays.

Millions de personnes

Plus de six millions de personnes ont besoin d'aide. Parmi les enfants menacés de malnutrition aiguë, 185'000 pourraient faire face à une situation sévère, selon le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF). Mais ce chiffre pourrait aussi augmenter de 50% dans les prochains mois, a dit un porte-parole.

D'ici mai, 4,5 millions de personnes pourraient manquer d'eau ou de matériel d'hygiène. Et quatre millions pourraient ne pas avoir accès à des soins. Alors que des milliers de personnes ont été affectées par des maladies liées à l'eau. Environ trois millions d'enfants sont déjà déscolarisés et plus de 100'000 autres pourraient les rejoindre.

Par rapport à la famine de 2011, des systèmes d'aide en argent liquide ont été établis, dit de son côté M. Bukera. Mais "la sécheresse est plus large" et, sans action, une "catastrophe" au moins aussi importante est attendue.

Le PAM et l'UNICEF demandent 450 millions de dollars. Le premier veut atteindre deux millions de personnes avec de la nourriture et de l'argent liquide, un million d'enfants de moins de cinq ans et un autre million des femmes. De l'eau et du matériel d'hygiène sont distribués. Des cliniques mobiles ont été établies.

ATS

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