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Tamoil a invité mardi une poignée de journalistes à visiter la raffinerie de Collombey (VS) mise à en arrêt. Elle a rappelé ses "efforts pour l'environnement" et confirmé le lancement d'investigations du sol du site.

Alors qu'elle a toujours informé via des communiqués, y compris pour annoncer l'interruption des activités de sa raffinerie de Collombey, Tamoil a organisé mardi un point presse. Aux quelques journalistes invités, elle a indiqué vouloir décrire la "réelle" situation de la raffinerie, notamment sur le plan du respect des normes environnementales.

Rien de nouveau dans le portrait brossé par la compagnie pétrolière, si ce n'est le démarrage imminent des investigations de détail exigées par les autorités valaisannes. Elles doivent permettre d'évaluer plus précisément l'étendue des pollutions du site, leur impact et les éventuelles mesures d'assainissement nécessaires.

Pas de garanties financières

"Les investigations seront menées par une société suisse. Les forages vont débuter et les travaux dureront seize semaines environ. Notre plan a été globalement accepté par les autorités cantonales. Elles nous demandent des forages plus profonds, ce que nous ferons", a indiqué Stéphane Trachsler, membre de la direction de Tamoil.

La compagnie pétrolière s'est opposée aux garanties financières de 2,5 millions et de 20 millions de francs exigées par le canton, respectivement pour éliminer les déchets du site et pour la mise hors-service de ce dernier dans le respect des normes en vigueur. "Les travaux exigés seront exécutés, mais nous ne pouvons pas mobiliser des sommes à la fois pour les réaliser et à la fois pour les garanties", explique Stéphane Trachsler.

Pas d'info sur un éventuel repreneur

Nonante collaborateurs de Tamoil travaillent encore actuellement sur le site de la raffinerie. S'y ajoutent quelque 200 ouvriers de sous-traitants chargés des opérations d'arrêt.

Sur les 233 collaborateurs de la raffinerie licenciés progressivement, une cinquantaine auraient retrouvé du travail, selon Pierluigi Colombo, directeur de la raffinerie. A Genève, où Tamoil emploie une cinquantaine de collaborateurs administratifs, moins d'une dizaine sur les 25 pressentis ont été informés pour l'heure de leur licenciement.

"Notre but est de maintenir le site pour un éventuel redémarrage", a encore confirmé Stéphane Trachsler. Quant à savoir si un ou plusieurs repreneurs potentiels se seraient annoncés, Tamoil refuse de répondre "pour des raisons de confidentialité".

ATS