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Opération policière au Venezuela contre le pilote acteur rebelle

Des agents vénézuéliens surveillent les alentours du Tribunal suprême de justice, sur lequel Oscar Perez avait en juin 2017 lancé quatre grenades depuis un hélicoptère (archives).

KEYSTONE/EPA EFE/MIGUEL GUTIERREZ

(sda-ats)

Un ex-policier rebelle devenu acteur s'était rendu célèbre en juin en attaquant depuis un hélicoptère des bâtiments officiels, réclamant la démission du président Nicolas Maduro. Une opération pour le capturer s'est soldée lundi par la mort de plusieurs personnes.

"Les membres de cette cellule terroriste qui ont opposé une résistance ont été abattus et cinq (d'entre eux) ont été arrêtés", a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué laissant entendre que l'opération était terminée, sans préciser si le pilote mutin, Oscar Perez, avait été tué.

Perez, 36 ans, ancien policier et acteur aux traits fins et aux yeux clairs, était retranché depuis l'aube avec des hommes armés dans une cachette aux nord-ouest de Caracas. Dans une demi-douzaine de vidéos diffusées sur Instagram au cours de l'assaut, il a tenu le pays en haleine durant plusieurs heures. Il y accuse les autorités de vouloir le tuer bien que lui et ses hommes soient disposés à se rendre.

Manifestation dispersée

La police a été attaquée "en traître par les assaillants alors que des négociations étaient en cours en vue de leur reddition", assure le texte, selon lequel Perez et ses hommes ont essayé de "faire exploser un véhicule bourré d'explosifs". Des journalistes en route lundi pour le site de l'assaut ont vu passer un char de l'armée, des commandos des forces spéciales et des ambulances.

Les forces de l'ordre, qui encerclaient la zone, ont dispersé avec des bombes lacrymogènes une manifestation spontanée d'une trentaine de personnes en faveur du pilote et contre le chef de l'Etat socialiste.

"Dehors!", "Liberté!", criaient les manifestants à l'adresse de Nicolas Maduro, tandis qu'ils brûlaient des pneus et des détritus, a constaté l'AFP. "Oscar!, Oscar!", scandaient-ils également.

'Mourir debout'

"On est en train de nous tirer dessus avec des lance-grenade. On a prévenu qu'on allait se rendre, mais ils ne veulent pas nous laisser nous rendre. Ils veulent nous tuer", déclaré Oscar Perez, le visage en sang, dans une de ses vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

"Nous allons mourir debout en défendant notre patrie, mais jamais à genoux devant les tyrans", lance-t-il dans une autre. Sur les images on pouvait apercevoir d'autres hommes armés de fusils.

Dans un de ses derniers messages, l'ex-policier s'adresse à ses trois enfants, à qui il explique avoir mené ces actions contre le gouvernement pour eux et les autres enfants du Venezuela qui souffrent les effets de la crise économique frappant ce pays.

Le numéro deux du pouvoir vénézuélien, Diosdado Cabello, avait annoncé un peu plus tôt sur Twitter qu'une opération des forces spéciales était en cours.

En juin dernier

Oscar Perez s'était fait connaître le 27 juin, durant la vague de manifestations pour la démission du président socialiste Nicolas Maduro au cours desquelles 125 personnes ont été tuées entre avril et juillet. Ce jour-là, en compagnie d'hommes non identifiés, il avait survolé Caracas à bord d'un hélicoptère dérobé à la police scientifique.

Ils avaient lancé quatre grenades sur le Tribunal suprême de justice (la Cour suprême vénézuélienne) et ouvert le feu sur le ministère de l'Intérieur, sans faire de victime.

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