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Opium : baisse de 20% de la surface cultivée de pavot

La sécheresse que subit le pays cette année a fortement affecté le Nord et l'Est, où les surfaces cultivées ont respectivement reculé de 56% et 43% (archives).

KEYSTONE/EPA/MUHAMMAD SADIQ

(sda-ats)

La surface cultivée de pavot, dont provient l'opium, a baissé de 20% cette année par rapport à 2017, notamment en raison de la sécheresse. Le prix de cette drogue s'est effondré de moitié, selon un rapport de l'ONU publié lundi.

Du pavot a été cultivé sur 263'000 hectares, contre 328'000 l'an passé. La production potentielle d'opium est estimée à 6400 tonnes, contre 9000 en 2017, évalue le rapport de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Selon l'ONUDC, "cette baisse s'explique par la diminution des superficies et du rendement de l'opium par hectare".

La sécheresse que subit le pays cette année a fortement affecté le Nord et l'Est, où les surfaces cultivées ont respectivement reculé de 56% et 43%. Cependant, la majeure partie de la culture de l'opium (68%) se situe dans le sud de l'Afghanistan, fief des talibans, où seule une décrue de 8% a été enregistrée.

Prix en chute

Le prix de l'opium au moment de la récolte a également chuté pour la deuxième année consécutive. Il est à son plus bas niveau depuis 2004, note l'ONUDC.

Cette faiblesse des prix a fortement affecté les revenus tirés de la culture de l'opium, qui est une source de financement majeure des talibans. Avec 604 millions de dollars (596 millions de francs), la valeur de la production d'opium, estimée en 2017 à 1,4 milliard de dollars, a diminué de 56%.

En enlevant l'opium brut consommé en Afghanistan et dans les pays voisins, quelque 5000 à 5300 tonnes d'opium restent potentiellement disponibles pour la production d'héroïne. Cela représente "250 à 300 tonnes d'héroïne pure", note toutefois l'ONUDC.

Lutte contre le trafic

La communauté internationale a dépensé des milliards de dollars dans la lutte contre le trafic d'opium en Afghanistan, notamment pour encourager les agriculteurs à se tourner vers d'autres cultures commerciales comme le safran. Mais ces efforts n'ont donné que peu de résultats.

Selon l'ONUDC, "en l'absence d'alternatives viables, de nombreuses communautés sont devenues dépendantes des revenus du pavot pour assurer leur subsistance (...) même si les prix n'ont jamais été aussi bas".

L'Afghanistan avait connu un record de production d'opium en 2017, imputé par l'UNODC à l'insécurité croissante, au manque de contrôle par les autorités, à la corruption ainsi qu'à l'absence de perspectives en termes d'emploi et d'éducation.

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