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Un violent orage est à l'origine de la contamination de l'eau qui a provoqué une épidémie de gastro-entérite sans précédent au Locle (NE). L'eau peut désormais à nouveau être consommée.

"Enfin on a trouvé", a déclaré vendredi Jamil Kündig de Viteos, société chargée des services industriels dans le canton de Neuchâtel. C'est un orage particulièrement violent mercredi 22 juillet sur la région et la sécheresse qui sont à l'origine de cette contamination.

Sous la force des intempéries, des eaux usées chargées de matières fécales se sont déversées dans le réservoir d'eau potable. Les clapets des tuyaux de trop-plein des cuves d'eau traitée n'ont pas réussi à contenir cette énorme masse d'eau.

Quelque 3000 litres d'eau chargée en déchets organiques ont contaminé les cuves d'eau traitée de la chaîne de traitement des eaux. Les opérations menées par Viteos ont permis d'éliminer tout risque, comme l'ont montré les analyses microbiologiques d'échantillons d'eau.

Laisser couler

"Les mesures de restriction sont levées", a annoncé le conseiller communal Miguel Perez. "Nous n'avons plus besoin non plus de distribuer de l'eau en bouteille à la population", a-t-il ajouté, visiblement soulagé de l'issue de cette crise.

"On peut à nouveau consommer l'eau", a souligné le chimiste cantonal Pierre Bonhôte. Toutes les analyses se sont révélées négatives aux norovirus et aux bactéries fécales. Les consommateurs sont toutefois invités à laisser couler l'eau pour purger le réseau.

"Il s'agit de l'une des plus importantes pollutions d'eau en Suisse", a estimé le chimiste cantonal qui a relevé des similitudes avec l'affaire de La Neuveville (BE) en 1998. A l'époque également, des eaux usées avaient contaminé le réseau d'eau potable.

Retour à la normale

"On est très proche d'une situation sanitaire normale", a affirmé le médecin cantonal Claude-François Robert. Cinq personnes âgées sont toutefois encore hospitalisées mais pas dans le service des soins intensifs.

On estime entre 800 et 1000 le nombre de personnes qui ont développé des symptômes, soit environ 10% de la population du Locle. Les premiers cas ont été signalés le jeudi 23 juillet, au lendemain du violent orage.

Six prélèvements positifs aux norovirus ont été constatés dans les selles de patients du 23 au 29 juillet. Deux patients ont en outre été contrôlés positifs à l'E. coli entéropathogènes, a relevé le médecin cantonal.

Aussi à Morgins

Après Le Locle (NE), St-Maurice (VS) et des communes de la région de Lugano, Morgins (VS) a aussi été victime d'une pollution de l'eau potable. Des matières fécales sont à l'origine du problème. Le service des eaux a commencé à nettoyer le réseau et à procéder à une chloration. Un prélèvement doit avoir lieu samedi matin.

ATS