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Oscar Pistorius sera jugé en mars prochain

Ce contenu a été publié le 19 août 2013 - 11:56
(Keystone-ATS)

Genève - Le champion handisport sud-africain Oscar Pistorius, qui faisait son retour devant la justice lundi, sera jugé en mars prochain pour le meurtre de sa petite amie, le top-modèle Reeva Steenkamp.
Le procès se tiendra du 3 au 20 mars 2014, a annoncé le juge Desmond Nair au tribunal de Pretoria.
Le juge a également notifié par écrit à l'athlète les charges retenues contre lui, mais le document n'a pas été immédiatement rendu public. Vêtu d'une veste et d'une cravate noires sur une chemise bleu, affichant un air prostré, Oscar Pistorius était accompagné de sa soeur Aimee et de son frère Carl. Les trois se sont donnés la main, tandis qu'Aimee récitait une prière. Oscar Pistorius tournait le dos aux caméras, mais des larmes coulaient sur ses joues.
Ce lundi 19 août, le top-modèle Reeva Steenkamp aurait fêté ses 30 ans, si elle n'avait pas été abattue de plusieurs balles en pleine nuit par Oscar Pistorius, aux premières heures du 14 février, jour de la Saint-Valentin. Le multiple médaillé paralympique n'a jamais nié avoir abattu son amie Reeva, en tirant au jugé à travers la porte des toilettes fermées, dans sa résidence hyper-sécurisée de Pretoria.
Mais ses avocats, parmi les meilleurs du barreau sud-africain, plaident la thèse de l'accident, affirmant qu'il a cédé à la panique en croyant qu'un cambrioleur s'était introduit dans la maison par la fenêtre des toilettes. Remis en liberté sous caution une semaine après le meurtre, il s'est présenté libre devant le juge.
L'accusation, au cours d'audiences préliminaires en février, s'était efforcée de démontrer que Pistorius, 26 ans, savait parfaitement qu'il tirait sur Reeva. Et que les coups de feu ont fait suite à une dispute du couple dans la soirée. Si le meurtre avec préméditation est retenu contre lui, Pistorius encourra la réclusion à perpétuité.
En l'absence de témoins, le juge unique du procès (l'Afrique du Sud ignore le système des jurys) devra se prononcer sur la base des expertises scientifiques, et notamment balistiques, qui décriront de quelle distance et dans quelle position l'athlète a fait feu. L'analyse des téléphones portables des deux protagonistes du drame sera également un élément clé du procès.

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