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Les talibans pakistanais font monter les enchères autour des deux Suisses qu'ils ont enlevés le 1er juillet. Ils réclament une rançon de trois millions de dollars et la libération d'une centaine d'insurgés islamistes aux mains des autorités pakistanaises.

"Certains de nos combattants sont aux mains de l'armée pakistanaise et nous voulons qu'ils soient libérés le plus tôt possible", a dit lundi un chef des talibans. "Le gouvernement suisse doit forcer le Pakistan à le faire et aussi payer une somme de trois millions de dollars s'il veut la libération des deux citoyens suisses", a-t-il ajouté.

Le responsable islamiste, qui confirmait une information publiée dimanche par la "SonntagsZeitung" et "Le Matin Dimanche", a précisé que la rançon avait été décidée par les plus hautes autorités du mouvement taliban pakistanais. Il a ajouté qu'une vidéo des captifs bernois serait rendue publique prochainement et que les deux otages étaient en bonne santé.

Changement de tactique

Le directeur du FATA Research Centre d'Islamabad - un centre de recherche sur les zones tribales pakistanaises - a confirmé l'existence d'une vidéo prise à l'intérieur d'une pièce sombre et montrant la jeune femme, les cheveux couverts par un foulard, et son compagnon, portant une longue barbe. Selon lui, cette vidéo n'aurait pas encore été transmise aux autorités suisses.

Ces demandes constituent un changement de tactique radical pour les talibans pakistanais qui exigeaient jusqu'ici la libération d'Aafia Siddiqui, une scientifique pakistanaise condamnée à 86 ans de prison aux Etats-Unis pour tentative de meurtre sur l'un de ses interrogateurs américains.

Selon le centre de recherche, ce revirement serait dû au manque de ressources financières des talibans. "Ils ont besoin d'argent (...) Ils n'ont plus d'argent", a-t-il déclaré.

L'ambassade de Suisse à Islamabad et le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) se sont refusés à tout commentaire.

ATS