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Les primes en espèces tenaient lieu de complément de salaire au ministère de l'Intérieur, aux dépens des budgets de frais d'enquête des policiers. Le procès de Claude Guéant, ex-bras droit de Nicolas Sarkozy, s'est ouvert devant le tribunal correctionnel de Paris.

Claude Guéant, qui comparaît pour "complicité de détournement de fonds publics et recel", est arrivé lundi au Palais de Justice de Paris en compagnie de ses avocats Jean-Yves Dupeux et Philippe Bouchez El Ghozi. Sollicité par de nombreux journalistes, il n'a pas fait de déclaration.

A l'époque des faits, entre 2002 et 2004, M. Guéant était le directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qu'il accompagnera ensuite à l'Elysée comme secrétaire général, avant d'être nommé à son tour ministre de l'Intérieur.

Somme de 210'000 euros

L'affaire porte sur des primes en espèces que se versaient chaque mois des membres du cabinet de Nicolas Sarkozy et prélevées sur une enveloppe destinée aux frais d'enquête et de surveillance des policiers. La procédure vise un montant global de 210'000 euros remis par Michel Gaudin, alors patron de la police nationale, à M. Guéant qui a perçu le plus gros montant et a versé le solde à trois collaborateurs.

M. Gaudin, également proche de Nicolas Sarkozy, est jugé pour "détournement de fonds publics", tandis que les trois membres du cabinet, Daniel Canepa, Michel Camux et Gérard Moisselin, sont cités à comparaître pour "recel".

Frais retraité

A l'ouverture des débats, la présidente a procédé à un rapide questionnaire de personnalité des prévenus. Claude Guéant a expliqué être aujourd'hui retraité de la fonction publique, avocat depuis 2013 et percevoir une retraite de 5500 euros et 10'000 euros de revenus jusqu'en juin dernier.

Michel Gaudin, qui travaille aujourd'hui auprès de Nicolas Sarkozy, s'est présenté comme un conseiller d'Etat en service extraordinaire et a annoncé percevoir 9700 euros de revenus, retraite comprise.

La première journée du procès devait être largement consacrée à des questions de procédure. Me Bouchez El Ghozi a annoncé qu'il réclamerait la "nullité" de l'enquête.

ATS