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A Genève, des requérants d'asile placés dans des abris vont pouvoir déménager dès mardi dans un nouveau centre d'hébergement d'une capacité de 150 places. Le bâtiment se trouve au coeur de la Genève internationale.

L'édifice abritait les anciens locaux d'ONUSIDA. Il a été transformé pour accueillir des migrants. Le programme onusien a, quant à lui, déménagé à quelques encablures de son ancien quartier général. En face du centre d'hébergement s'élève l'OMS et un peu plus loin se trouve l'OIT.

Le centre pour requérants d'asile accueillera dans un premier temps 33 pensionnaires. Ces derniers seront rapidement rejoints par d'autres migrants pour remplir les 150 lits offerts. Ces personnes pourront s'exercer à parler le français sur place et participer à des activités sportives ou culturelles.

Deux agents de sécurité garderont le centre 24 heures sur 24. Les chambres, équipées de deux lits superposés, seront occupées par trois personnes. En cas d'afflux de migrants, une petite réserve de lits sera ainsi à disposition de l'Hospice général, l'institution qui s'occupe de l'accueil des requérants à Genève.

Dans des abris

Ce nouveau centre ne va cependant pas résoudre le problème du manque de lieux d'hébergement pour les migrants auquel est confronté le canton. Actuellement, neuf abris de la protection civile sont utilisés pour loger des personnes, à défaut d'autres solutions, et deux abris supplémentaires pourraient être ouverts d'ici fin avril.

Si le solde positif de migrants cette année est aussi élevé que celui de 2015, soit 1300 personnes, Genève se prépare à utiliser au total 18 abris PC pour héberger des requérants d'ici décembre, a expliqué le porte-parole de l'Hospice général Bernard Manguin. Le canton sera alors au maximum de ses capacités d'accueil.

Des projets de nouveaux centres d'hébergement sont bien envisagés, mais leur concrétisation n'interviendra pas avant 2017. Les projets à Veyrier, Thônex, Onex et en Ville de Genève, au chemin Rigot, vont faire l'objet d'une demande d'autorisation de construire dans les jours qui viennent, a relevé M.Maguin.

Les autorités genevoises s'attendent cependant à des oppositions en provenance de riverains. Les procédures prendront donc du temps. L'utilisation de la caserne des Vernets pour y héberger environ 500 personnes est aussi une idée qui séduit le canton, mais l'armée doit encore donner son avis.

ATS