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Faure Gnassingbé a succédé en 2005 avec le soutien de l'armée à son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui avait dirigé sans partage le pays pendant 38 ans. Il a été réélu au terme de scrutins contestés par l'opposition en 2010 et 2015 (archives).

KEYSTONE/SANDRO CAMPARDO

(sda-ats)

Après six mois de profonde crise politique au Togo, le dialogue très attendu entre pouvoir et opposition s'est ouvert lundi à Lomé. Le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, facilitateur de la crise, était présent.

Les deux parties ont enfin accepté de se parler, alors que le président Faure Gnassingbé fait face à une très forte contestation populaire. Depuis septembre, des marches pour demander sa démission et la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels rassemblent des milliers de personnes.

"La paix, la liberté et la stabilité du peuple togolais est quelque chose qui n'est tout simplement pas négociable", a déclaré le chef de l'Etat ghanéen à la cérémonie d'ouverture à l'hôtel 2 février, devant de nombreux responsables politiques et diplomates, dont les ambassadeurs de France, des Etats-Unis et de Chine.

"Je n'ai pas de parti pris, je suis venu ici pour soutenir un dialogue qui va faire que le peuple togolais et ses intérêts sont bien pris en compte", a-t-il ajouté, appelant les Togolais à "déterminer" eux-mêmes l'avenir de leur pays.

"Je suis venu ici sans prescription ou baguette magique pour imposer ou prescrire une solution." "Il est important, pour le respect des Togolais, que leurs dirigeants soient perçus comme étant capables d'arriver à des solutions qui feront avancer les conditions de la population de ce pays" et ce, dans "un esprit d'entente et de compromis", a-t-il poursuivi.

"Transition" politique au menu

Le dialogue, qui doit durer une dizaine de jours, devrait aborder un large éventail de préoccupations. Parmi celles-ci figurent le "rétablissement de la Constitution de 1992" qui prévoyait un maximum de deux mandats présidentiels, une "transition" politique et des "réformes électorales".

Chacune des deux parties - une coalition de quatorze partis d'opposition et le parti au pouvoir Unir - sera représentée par sept délégués. La participation du gouvernement devrait par ailleurs être discutée durant le dialogue.

"La crise qui mine le Togo est profonde", a ensuite déclaré le chef de file de l'opposition, Jean-Pierre Fabre. "Aujourd'hui, la lutte est entrée dans une phase décisive et irréversible, car le peuple est excédé par plus d'un demi-siècle de violation massive des droits de l'homme et de mal gouvernance."

"Nous en appelons au sens de responsabilité et à la bonne foi du pouvoir", a-t-il ajouté. "Le peuple togolais meurtri, excédé, mais résolu et déterminé est à l'écoute. Il est dehors et il espère. Il est debout et il attend. Il nous attend."

Le porte-parole du parti au pouvoir (Union pour la République, Unir) Charles Condi Agba a, de son côté, affirmé participer à ce dialogue "dans un esprit d'ouverture".

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ATS