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Ouverture du procès à Vienne du meurtre d'un dissident tchétchène

Vienne - Le procès des meurtriers du dissident tchétchène Oumar Israïlov s'est ouvert ce mardi à Vienne, avec trois hommes sur le banc des accusés. Soupçonné par la police autrichienne d'être derrière cet assassinat, le président tchétchène Ramzan Kadyrov est absent.
Trois Tchétchènes - le cerveau de l'opération, un membre du commando, et un complice - comparaissent jusqu'au 26 novembre pour complicité de meurtre, association de malfaiteurs et tentative de remise d'une personne à une puissance étrangère. Ils encourent jusqu'à la prison à perpétuité.
Le Parquet de Vienne, retenant la piste politique, n'a cependant pas poursuivi Ramzan Kadyrov, estimant les preuves contre lui insuffisantes. L'intéressé nie toute implication.
Le 13 janvier 2009, Oumar Israïlov, 27 ans, est abattu en pleine rue à Vienne par un commando de deux hommes. L'auteur supposé des coups de feu mortels est en fuite depuis les faits. Selon l'acte d'accusation, l'opération visait initialement à ramener en Tchétchénie le dissident, devenu gênant pour le pouvoir.
Oumar Israïlov, torturé puis intégré de force à une milice de Kadyrov, accusait le dirigeant de cette république russe de torture, notamment devant la Cour européenne des droits de l'Homme. Réfugié à l'ouest en 2004, il avait obtenu l'asile en Autriche en 2007.
Le procès devrait mettre au jour le système d'intimidation de la diaspora tchétchène par le régime de Grozny et pointer des négligences des autorités autrichiennes. En dépit des éléments en leur possession, elles avaient refusé une protection policière à Oumar Israïlov, qui avait observé une personne le prenant en filature à plusieurs reprises.

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