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Pour la première fois, cinq candidats prônant l'indépendance ou l'autonomie du petit territoire du sud-est de la Chine, dont Nathan Law Kwun-chung (photo), ont été élus au Conseil législatif.

KEYSTONE/EPA/JEROME FAVRE

(sda-ats)

La Chine a prévenu les nouveaux députés hongkongais qu'ils ne devaient pas militer pour l'indépendance. Pékin s'exprimait après l'entrée de jeunes partisans de la rupture avec Pékin dans le "Parlement" de l'ancienne colonie britannique.

Pour la première fois, cinq candidats prônant l'indépendance ou l'autonomie du petit territoire du sud-est de la Chine ont été élus au Conseil législatif (LegCo) de Hong Kong dimanche.

Il s'agissait des principales élections depuis l'échec des grandes manifestations pro démocratie de l'autonome 2014, qui n'avaient pas débouché sur la moindre concession de Pékin en matière de réformes politiques.

Menace de sanctions

Dans un communiqué lundi soir, Pékin a prévenu qu'il ne tolérerait pas qu'on parle d'indépendance dans et hors du LegCo.

"Nous sommes fermement opposés à toute activité ayant trait à l'indépendance de Hong Kong sous toutes ses formes, au sein et en dehors du Conseil législatif. Et nous apportons notre ferme soutien au gouvernement de Hong Kong pour qu'il impose des sanctions conformément à la loi", a rapporté l'agence Chine Nouvelle.

Celle-ci citait un porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao du gouvernement chinois.

Certains candidats se sont servis de l'élection comme plate-forme pour "promouvoir ouvertement" l'indépendance, a-t-il accusé. Cela est contraire aux Constitutions chinoise comme hongkongaise, ajoute le texte. "C'est également contraire aux intérêts fondamentaux de tous les habitants de Hong Kong".

Péjoration crainte

Les élections ont été marquées par un record de participation depuis la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997. Elles arrivaient à un moment où de nombreux Hongkongais ont le sentiment que Pékin veut renforcer son emprise sur l'ancienne colonie britannique, dans de nombreux domaines.

Les nouveaux membres du LegCo prendront leurs fonctions le 1er octobre. Ils devront prêter le serment de respecter la Constitution, qui décrit Hong Kong comme faisant partie de la Chine.

Le chef du gouvernement local, Leung Chun-ying, considéré par ses contempteurs comme une marionnette de Pékin, a déclaré que tous les parlementaires devaient se conformer à la loi fondamentale. Mais il a assuré vouloir coopérer avec tous les députés.

Les candidats anti-establishment ont renforcé leur présence au LegCo, à 30 sièges sur 70, et conservent leur minorité de blocage. Il est quasiment impossible pour l'opposition d'obtenir la majorité en raison du système électoral qui réserve 30 sièges à des groupes socio-professionnels plutôt favorables à Pékin.

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