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Pékin considère comme relevant de sa souveraineté la quasi totalité de la mer de Chine méridionale - réputée riche en hydrocarbures -, au grand dam de pays riverains aux prétentions rivales: Philippines, Vietnam, Malaisie et Brunei (archives).

Keystone/AP/RITCHIE B. TONGO

(sda-ats)

La Cour permanente d'arbitrage (CPA) a estimé que la Chine n'avait pas de "droits historiques" sur la majorité des eaux stratégiques de la mer de Chine méridionale. Elle donne ainsi raison à Manille. Pékin a déjà fait savoir qu'il ne tiendrait aucun compte du verdict.

"Le tribunal juge qu'il n'y a aucun fondement juridique pour que la Chine revendique des droits historiques sur des ressources dans les zones maritimes à l'intérieur de la 'ligne en neuf traits'", a indiqué mardi la CPA, dans son jugement qui comporte près de 500 pages.

Pékin considère comme relevant de sa souveraineté la quasi totalité de la mer de Chine méridionale - réputée riche en hydrocarbures -, au grand dam de pays riverains aux prétentions rivales: Philippines, Vietnam, Malaisie et Brunei. La région est également un carrefour de routes maritimes vitales pour le commerce mondial et les eaux sont riches en poissons.

La Chine, qui a boycotté les audiences, se fonde sur une délimitation en "neuf pointillés" apparue sur des cartes chinoises datant des années 1940. Dans sa requête introduite en 2013, Manille demande à la CPA de déclarer que les prétentions chinoises sont une violation de la Convention de l'ONU sur le droit de la mer (CNUDM), dont les deux pays sont signataires.

Droits souverains philippins violés

"Le tribunal estime que la Chine a violé les droits souverains des Philippines dans sa zone économique exclusive", à savoir un espace jusqu'à 200 milles marins sur lequel un Etat exerce des droits souverains, a indiqué la CPA.

La Cour a également décidé que les éléments revendiqués par la Chine n'étaient pas à même d'accueillir une population humaine et n'avaient donc pas le statut d'île. Ces "éléments" ne sont donc "pas capables de générer une zone économique exclusive".

La CPA a déclaré que "certaines zones maritimes sont comprises dans la zone économique exclusive des Philippines, parce que ces zones ne sont chevauchées par aucun droit de la Chine".

Manille sourit, Pékin grogne

Les Philippines "saluent" la décision, a déclaré mardi le ministre philippin des Affaires étrangères, appelant à la retenue.

La Chine, qui a déjà affirmé qu'elle ne tiendrait aucun compte d'un verdict susceptible de remettre en cause ses prétentions de souveraineté sur cette mer, martèle depuis plusieurs mois que la CPA n'a pas compétence. Pékin érige l'affaire en véritable "cause nationale" via son puissant appareil de propagande.

La Chine a d'ailleurs répété sa position aussitôt le jugement rendu: elle "n'accepte pas, ni ne reconnaît" l'arbitrage de la CPA, a annoncé l'agence d'Etat Chine nouvelle. "La Chine a indiqué de multiples fois que la CPA avait été saisie unilatéralement par le (précédent) gouvernement philippin et n'avait aucune juridiction" en la matière, a ajouté l'agence officielle.

Pour asseoir ses revendications, la Chine a agrandi des îlots ou récifs et y a implanté pistes d'atterrissage, ports et autres installations dont, récemment, quatre phares sur des récifs, et un cinquième en cours de construction, a précisé lundi Chine nouvelle.

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ATS