Navigation

Pékin soutient la cheffe de Hong Kong, mais menace d'intervenir

L'ex-colonie britannique traverse depuis juin sa pire crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. KEYSTONE/AP/VINCENT YU sda-ats
Ce contenu a été publié le 03 septembre 2019 - 14:25
(Keystone-ATS)

Le gouvernement chinois a assuré mardi qu'il soutenait "fermement" Carrie Lam à la tête de l'exécutif hongkongais, après la fuite d'un enregistrement dans lequel elle disait vouloir démissionner. Il a toutefois menacé d'intervenir si la situation devait se dégrader.

L'ex-colonie britannique traverse depuis juin sa pire crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. La mobilisation est partie du rejet d'un projet de loi de Carrie Lam qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine continentale.

Le texte a été suspendu. Mais les manifestants ont élargi leurs revendications pour dénoncer le recul des libertés à Hong Kong et des ingérences grandissantes de la Chine dans les affaires de sa région semi-autonome.

Rétablir l'ordre

"Mettre fin à la violence et au chaos, rétablir l'ordre, sont les tâches les plus pressantes à Hong Kong", a déclaré devant la presse le porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao du gouvernement chinois, Yang Guang.

"Nous soutenons fermement la cheffe de l'exécutif de Hong Kong Carrie Lam à la tête du gouvernement de la région administrative spéciale", a-t-il assuré, après la fuite d'un enregistrement dans lequel elle déclarait qu'elle mettrait fin à ses fonctions si elle en avait "le choix". Mme Lam a elle-même démenti toute intention de démissionner.

Mais "si la situation devait continuer à se détériorer et plonger dans un chaos qui menacerait la souveraineté et la sécurité nationales au-delà du contrôle des autorités de Hong Kong, le gouvernement central ne resterait pas les bras croisés", a prévenu l'autre porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao, Xu Luying.

Mme Xu a même évoqué une éventuelle intervention de l'armée chinoise. La Loi fondamentale hongkongaise autorise le parlement chinois à proclamer l'état d'urgence à Hong Kong en cas de troubles dans le territoire, a-t-elle rappelé. Et Pékin a souligné ces dernières semaines que sa garnison de plusieurs milliers d'hommes, basée à Hong Kong, pouvait intervenir pour rétablir l'ordre à la demande du gouvernement local.

Changements positifs

Yang Guang, qui avait le mois dernier évoqué des actes de quasi-terrorisme dans les manifestations hongkongaises, a paru cependant vouloir calmer le jeu mardi. Il a souligné que les habitants de la métropole, "y compris les jeunes étudiants" avaient le droit de manifester "pacifiquement". "Des changements positifs sont apparus à Hong Kong, notamment pour mettre fin à la violence".

M. Yang a reconnu l'existence de "problèmes sociaux" qui affectent depuis longtemps la population de Hong Kong, "particulièrement la jeunesse": "difficultés de logement, inégalités entre riches et pauvres, ascenseur social en panne". Pékin soutient Mme Lam dans son "dialogue" visant à trouver des solutions à ces problèmes.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.