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La Suisse s'expose à une explosion des coûts de la santé d'ici 2035 si elle ne modifie pas fondamentalement sa politique, estime l'Association Spitex privée Suisse (ASPS). Son étude pointe également un risque de pénurie dans le domaine des soins ambulatoires.

En raison du vieillissement des personnes, souvent atteintes de plusieurs maladies et des exigences plus élevées que requièrent leurs soins, on assiste à une hausse de la demande en matière de quantité et de qualité de soin, selon l'ASPS qui s'appuye sur une étude qu'elle a demandée au professeur de l'Université de Bâle Stefan Fedler.

L'augmentation interviendra en particulier dans le domaine des soins stationnaires. Les dépenses annuelles, qui s'élèvent à 10,9 milliards, seront multipliées pratiquement par trois d'ici 2035 pour atteindre 30,2 milliards de francs, annonce vendredi l'ASPS.

La hausse des coûts sera plus forte dans les soins ambulatoires stationnaires que dans les soins à domicile, selon l'étude du professeur Felder, qui relève également des différences entre les cantons. Bâle-Ville a la plus faible croissance (+100%), Nidwald la plus élevée (+240%).

Subventions critiquées

L'expert relève des barrières "manifestement hautes" à l'entrée du marché de la santé. Une majorité des soins ambulatoires sont fournis par des services publics de soins à domicile. Les acteurs privés ne couvrent eux que près de 11%.

Par ailleurs, le secteur public étant subventionné, les acteurs du privé gagnent près de deux fois moins que ceux du public pour les mêmes types de soins fournis. L'étude qualifie cette différence de "discrimination manifeste" et préconise de subventionner aucune institution. Privé et public à égalité, le marché deviendrait ainsi plus concurrentiel et attractif, souligne l'ASPS.

Cette demande d'égalité entre les organisations publiques et privées n'est pas nouvelle. Son président et conseiller national Rudolf Joder (UDC/BE) était intervenu dans ce sens en 2013 auprès du Conseil fédéral et de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de la santé.

ATS