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Le politicien Toto Morand a remis mardi une pétition de plus de 5000 signatures en faveur du lait équitable au président du Grand Conseil vaudois Grégory Devaud.

KEYSTONE/CYRIL ZINGARO

(sda-ats)

Une pétition munie de 5013 signatures a été remise mardi au Grand Conseil vaudois. Lancée par le politicien indépendant Guillaume "Toto" Morand, elle demande un prix du lait payé un franc aux producteurs.

La situation des producteurs de lait suisse est catastrophique, a expliqué Toto Morand, à la tête du "Parti de rien" et ex-candidat au Conseil d'Etat. Pour le Lausannois, "si rien n'est entrepris, nous allons assister à leur disparition totale du canton de Vaud et de Suisse".

"Beaucoup de consommateurs sont prêts à acheter du lait équitable, même un peu plus cher. Il y a eu un énorme engagement pour cette pétition diffusée uniquement sur internet", note-t-il.

Base légale

Les signataires demandent au Conseil d'Etat d'agir pour que, dès janvier 2018, tous les commerces vaudois vendant du lait donnent la possibilité aux consommateurs d'acheter du lait équitable payé un franc le litre aux producteurs vaudois, de production bio et non bio.

Le gouvernement est également sollicité pour mettre en place une base légale afin que tout le lait vaudois soit à terme payé un franc le litre, avec des débouchés prioritaires dans le canton.

Label proposé

Le sujet préoccupe également les socialistes. Il y a deux semaines, le député Stéphane Montangero a déposé un postulat demandant au Conseil d'Etat d'initier ou de soutenir un label attestant que le lait est payé à son juste prix.

Plus largement, le PS demande au Conseil d’Etat que ce label ou cette marque permette aux "consom’acteurs" d’identifier les produits agricoles qui ont été payés un juste prix et produits dans des conditions environnementales et sociales décentes.

Manquent 12 centimes au moins

Actuellement, le prix indicatif du lait de centrale fixé par l'Interprofession est de 65 centimes. Un montant qui ne représente que les charges réelles moyennes des exploitations, sans compter le revenu de l'agriculteur. Pour pouvoir tourner, les producteurs réclament environ 77 centimes.

ATS

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