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Une pétition réclamant l'arrêt des vols spéciaux a été remise mercredi à Simonetta Sommaruga. Rassemblant 5000 paraphes, le document demande aussi la fermeture des centres de détention administrative. Le nombre de signatures satisfait les organisateurs, mais il déçoit vivement le parti La Gauche.

Plusieurs personnalités étaient à Berne mercredi pour soutenir la démarche du comité stop-vols-spéciaux. Le sociologue et essayiste genevois Jean Ziegler s'est ainsi exprimé avant la remise de la pétition, de même que le Vaudois Claude Calame, directeur de l'Ecole des hautes études en sciences sociales à Paris.

Il y a de fortes chances pour que la pratique des vols spéciaux soit condamnée par le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, a lancé Jean Ziegler. Une résolution pourrait être adoptée en 2012 et les désigner comme "violant la Convention contre la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants".

La pétition dénonce le traitement des personnes renvoyées par des vols spéciaux, qui sont "ligotées de la tête au pied" et restent dans une "position insupportable durant des heures". L'emploi de casques pour prévenir des cas d'automutilation et l'utilisation de langes sont aussi pointés du doigt.

"Vif succès" ou "véritable catastrophe"?

Le comité ayant lancé la pétition le 1er octobre dernier se dit content du résultat atteint avec 5000 signatures et parle d'un "vif succès". Le parti La Gauche ne partage de loin pas cet avis et évoque "une véritable catastrophe".

Selon La Gauche, le fait que la socialiste Simonetta Sommaruga soit en charge du Département de justice et police et donc responsable de la problématique des revois forcés a dissuadé nombre de signataires potentiels. "Il semble que les camarades socialistes aient largement rechigné à signer la pétition".

Et La Gauche de s'emporter contre la ligne défendue par la conseillère fédérale. "Nous devons constater avec effroi qu'au plus haut échelon de l'Etat nos camarades défendent encore une ministre qui mène une politique migratoire qui n'a bientôt plus rien à envier à la ligne politique de Marine Le Pen."

ATS