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Le thon souffre particulièrement de la surpêche (archives)

KEYSTONE/AP/SHIZUO KAMBAYASHI

(sda-ats)

Une cinquantaine d'entreprises de la pêche ont signé lundi un pacte pour mettre fin d'ici 2020 à la pêche illégale du thon, a annoncé le World Economic Forum. Parmi celles-ci, des géants du secteur comme le thaïlandais Thai Union, numéro 3 mondial du poisson en boîte.

Les signataires "s'engagent à bannir la pêche illégale, clandestine et non réglementée de leur industrie, pour éliminer le travail forcé des navires de pêche et protéger la santé des océans et les moyens de subsistance des communautés de pêcheurs", explique le communiqué.

Du nom de "Thon 2020", cette déclaration de traçabilité devrait empêcher du poisson illégalement pêché d'être mis sur le marché.

Cet accord, négocié par le World Economic Forum, est soutenu notamment par 18 ONG, des organismes de la société civile et le président de l'Assemblée générale des Nations unies, indique encore le texte. Il devait être présenté ce lundi en ouverture de la première Conférence sur les océans organisée par les Nations unies.

Selon l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), environ un tiers du stock mondial de poisson toutes espèces confondues est victime de la surpêche, en général illégale, ce qui représente chaque année pour les pêcheurs un manque à gagner d'environ 24 milliards de dollars, ou 26 millions de tonnes de poissons, précise le communiqué du World Economic Forum.

Espèce touchée par la surpêche

La pêche illégale du thon génère par ailleurs du travail forcé dans de nombreux pays. Le choix de protéger en particulier ce poisson de la pêche illégale n'est pas innocent. Situé au sommet de la chaîne alimentaire, l'état de ses stocks a un impact considérable sur la santé des océans. C'est aussi, rappelle encore le communiqué, un des groupes de poissons les plus touchés par la surpêche.

Cet engagement sera soutenu par la "Ocean Data Alliance", un rassemblement d'entreprises à la pointe dans leur technologie respective (informatique, satellites, entre autres), de gouvernements et de centres de recherche, qui doivent créer ensemble des solutions en accès libre pour mettre à disposition des signataires les données permettant de gérer la ressource des océans.

"Eviter une catastrophe mondiale"

Le même jour, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exhorté les Etats de la planète à mettre de côté leurs intérêts particuliers pour sauver les océans et éviter une "catastrophe mondiale". Il s'exprimait en ouverture de la première conférence mondiale sur les océans des Nations unies.

Cette réunion de cinq jours est la première du genre aux Nations Unies pour faire face aux problèmes touchant les océans, du blanchissement des coraux à la pollution plastique, en passant par la surpêche et la montée du niveau des eaux, en raison des changements climatiques.

"Nous devons mettre de côté les gains à court terme, pour prévenir une catastrophe mondiale sur le long terme", a déclaré Antonio Guterres devant l'assemblée générale des Nations Unies. "Préserver nos océans et les utiliser de manière durable c'est préserver la vie elle-même."

Cette conférence visant à définir une stratégie pour inverser le déclin des océans est assombrie par la décision du président Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat.

Plusieurs objectifs concrets

Les Etats membres de l'ONU travaillent à un "appel à l'action" qui doit être signé par les pays s'engageant à prendre des mesures pour nettoyer les océans et préserver ce qui est sans aucun doute la ressource la plus importante de la Terre.

Les objectifs comprennent la protection d'au moins 10% des écosystèmes côtiers et marins d'ici 2020, la réduction de la pollution des océans et le renforcement des moyens de lutte contre la pêche illégale et non réglementée.

M. Guterres a décrit de manière alarmiste l'état des océans. Il a cité une étude récente démontrant que le volume de détritus plastiques pourrait dépasser le volume de poissons dans les mers d'ici 2050, si rien n'est fait. Le patron de l'ONU a appelé à des mesures concrètes, comme l'extension des zones marines protégées, une meilleure gestion des pêcheries, la réduction de la pollution et le nettoyage des déchets plastiques.

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ATS