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Le chef opérationnel d'Al-Qaïda au Pakistan, Badar Mansoor, a été tué jeudi par le missile d'un drone américain dans le nord-ouest du pays. Trois autres personnes ont péri dans la frappe qui visait une maison servant de cache à des islamistes.

Le drone américain a tiré deux missiles, selon des responsables des services de sécurité pakistanais et de talibans. La maison visée se trouvait près d'un marché de Miranshah, la principale ville du Waziristan du Nord, district tribal frontalier de l'Afghanistan, considéré comme le principal repaire des rebelles islamistes.

Badar Mansoor, âgé d'environ 40 ans, a été tué sur le coup, ainsi que son épouse et deux autres membres de sa famille, a déclaré à Reuters un chef taliban pakistanais. Selon les responsables du renseignement pakistanais, il était le principal responsable de plusieurs des attentats-suicides qui ensanglantent le pays depuis plus de quatre ans, et qui ont fait près de 5000 morts.

Une des principales cibles

La mort de Badar Mansoor "est un revers majeur pour les capacités d'Al-Qaïda à frapper au Pakistan", a commenté à l'AFP un responsable des renseignements pakistanais sous le couvert de l'anonymat.

"C'est une excellente nouvelle pour la lutte antiterroriste dans la région, car c'était une des principales cibles à la fois des Etats-Unis et du Pakistan", a renchéri un expert occidental du contre-terrorisme dans la région.

Mercredi, 10 insurgés islamistes ont également été tués par les missiles d'un drone américain à Tappi, à une dizaine de kilomètres au sud-est de Miranshah.

Les drones - avions sans pilote de la CIA ou de l'armée américaine, basés en Afghanistan - visent fréquemment depuis 2004 les talibans pakistanais ou afghans, ainsi que des combattants d'Al-Qaïda, installés dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan. Le président américain Barack Obama a récemment admis l'existence de ces frappes, alors que les Etats-Unis les avaient longtemps niées.

ATS