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Un homme se tient près de sa maison, marquée par les récentes violences dans la bande de Gaza.

KEYSTONE/EPA/MOHAMMED SABER

(sda-ats)

Israël a mené vendredi de nouveaux raids aériens dans la bande de Gaza après des tirs d'obus palestiniens contre ses soldats. Alors que les habitants redoutent une nouvelle guerre, les autorités des deux parties affirment lutter contre la reprise des combats.

Selon des témoins, l'aviation israélienne a d'abord bombardé Beit Lahya (nord), puis des positions utilisées par les groupes armés le long de la frontière à Khouzaa (sud). Aucune victime n'a été rapportée.

L'armée israélienne a pour sa part fait état d'une seule opération aérienne contre une position du Hamas, en riposte à une dizaine de nouveaux tirs au mortier palestiniens. Survenus vendredi, ces derniers visaient des soldats israéliens opérant le long de la barrière de sécurité qui enferme la bande de Gaza.

Il s'agit de la confrontation la plus sérieuse entre le Hamas, qui gouverne sans partage la bande de Gaza, et l'armée israélienne depuis la guerre meurtrière de juillet-août 2014.

Les deux parties avaient recommencé à s'affronter mercredi. Les soldats israéliens avaient alors subi douze séries de tirs au mortier le long de la barrière, au pied de laquelle ils traquent les tunnels pouvant servir à l'infiltration de combattants palestiniens en Israël.

Selon des sources hospitalières palestiniennes, les violences ont fait jeudi un mort pour la première fois: une Palestinienne de 54 ans tuée par des tirs de char israéliens.

Elles font redouter une rupture du cessez-le-feu tendu observé depuis 2014 et un nouveau conflit.

Populations inquiètes

"On a très peur. C'est clair que la guerre est en train de commencer. Il y a beaucoup d'escarmouches, exactement comme avant la dernière guerre", a déclaré Alaa Abou Zaki, 24 ans, qui vit au nord de la bande de Gaza. Il s'attend à un conflit "extrêmement féroce".

"Les juifs veulent la guerre et la situation est intenable", dit Mohannad Ghaban, 24 ans. "On meurt déjà à petit feu. Autant mourir une bonne fois pour toutes pendant une guerre !"

De l'autre côté de la frontière, dans le kibboutz israélien de Kerem Shalom, Amit Caspi confie lui aussi avoir "peur de la prochaine guerre" et pense à partir pour de bon.

Tsahal viole la trêve

Pour le Hamas, les soldats israéliens violent la trêve en entrant en territoire gazaoui. Des incursions confirmées par l'armée israélienne.

Le chef du Hamas dans la bande de Gaza Ismaïl Haniyeh a déclaré vendredi que son mouvement islamiste ne voulait "pas d'une nouvelle guerre" avec Israël, mais combattrait les "incursions" israéliennes dans le territoire palestinien.

"Nous n'acceptons pas non plus cette prétendue zone-tampon", a-t-il ajouté en faisant référence à une bande de 100 mètres le long de la frontière, côté gazaoui, où l'armée israélienne dit se réserver le droit d'intervenir.

Affirmant ne voir "aucun intérêt" à une escalade militaire, l'armée israélienne a redit vendredi sa détermination à combattre "le plan diabolique du Hamas visant à s'infiltrer dans les communautés israéliennes".

ATS