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Un informaticien du bureau genevois du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, au coeur du scandale des "Panama Papers", a été remis en liberté vendredi. Des vérifications sont en cours pour établir si l'homme a bien soustrait des données à son employeur (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Un informaticien du bureau genevois du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, au coeur du scandale des "Panama Papers", a été remis en liberté vendredi, a annoncé son avocat. Il a toutefois l'interdiction de quitter la Suisse.

L'homme, dont l'identité n'a pas été divulguée, est soupçonné de soustraction de données et d'accès indu à un système informatique.

"Mon client, qui avait été arrêté au début du mois, a été remis en liberté vendredi et il s'est engagé à ne pas quitter le territoire suisse jusqu'à la fin de l'enquête", a déclaré son avocat, maître Thomas Barth. Ce dernier a ajouté que les analyses et les investigations pourraient durer "plusieurs mois".

A la mi-juin, le journal Le Temps avait révélé qu'une procédure avait été ouverte par la justice genevoise après le dépôt d'une plainte pénale émanant de la société Mossack Fonseca. Selon une source proche du dossier, le parquet avait alors ordonné une perquisition dans les locaux genevois du cabinet d'avocats panaméen.

Des vérifications sont en cours pour établir si l'informaticien a bien soustrait des données à son employeur et, si les faits sont avérés, quel type de données et à quelle période.

Dissimulation

L'étude Mossack Fonseca est au coeur du scandale des Panama papers. Des millions de fichiers ont été soustraits à la société. Ils ont été analysés par un consortium international de journalistes.

Ces documents ont débouché sur l'ouverture de nombreuses enquêtes dans le monde. Ils ont notamment conduit le Premier ministre islandais et un ministre espagnol à la démission. Les données révèlent plus généralement l'ampleur de l'utilisation de sociétés offshore aux fins de dissimuler des actifs dans des territoires opaques et à très faible fiscalité.

Le 5 avril, Mossack Fonseca a affirmé avoir été victime d'un piratage informatique opéré depuis des serveurs étrangers et avoir porté plainte à ce sujet.

ATS