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Marine Le Pen est sortie de son silence jeudi après les révélations des "Panama Papers". Elle a défendu un Front National aux "mains blanches" et a démenti toute responsabilité face au "tombereau d'excréments" dont ferait l'objet le parti.

Les "Panama Papers" mettent en cause deux de ses proches, l'homme d'affaires Frédéric Chatillon et l'expert-comptable Nicolas Crochet, dans des montages offshore en Asie et aux Caraïbes. Les structures auraient permis la sortie du territoire français de 316'000 euros (343'880 francs) , selon le journal Le Monde, associé à un consortium de journalistes.

La présidente du Front national a nié toute "fraude" et toute "dissimulation" de la part de Frédéric Chatillon, directeur de la société Riwal, prestataire en communication du parti. Mme Le Pen a qualifié les révélations de "tombereau d'excréments".

"Personne n'a commis aucun fait délictuel, personne ne s'est compromis dans aucun comportement ne serait-ce inapproprié. Alors oui (...) le Front national est tête haute et mains blanches", a-t-elle déclaré aux journalistes.

France pas lésée

La présidente du Front National a en outre démenti tout lien direct entre cette affaire présumée et sa formation : "On ne voit pas bien, même en URSS, comment on peut être tenu responsable pour les choix commerciaux effectués par les prestataires utilisés par un mouvement politique".

Frédéric Chatillon a expliqué sur son compte Facebook qu'il n'avait procédé à aucune évasion fiscale. Il a ajouté que l'Etat français n'avait "absolument pas été lésé".

Frédéric Chatillon et Nicolas Crochet sont mis en examen dans le cadre de l'enquête sur le micro-parti de Marine Le Pen et le financement des campagnes présidentielle et législatives de 2012.

ATS