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Le président paraguayen Horacio Cartes tente actuellement de faire passer un amendement constitutionnel lui permettant de se représenter au pouvoir en 2018 (archives).

Keystone/AP/Jorge Saenz

(sda-ats)

Le président du Paraguay Horacio Cartes a renvoyé son ministre de l'Intérieur et le chef de la police. Une décision prise après des incidents violents survenus au parlement et la mort d'un responsable de l'opposition.

Le président Cartes, qui tente de faire passer un amendement constitutionnel lui permettant de se représenter au pouvoir en 2018, a appelé la population au calme. Il invité les citoyens à ne pas répondre aux appels "de quelques barbares" pour perturber la paix, la tranquillité et le bien-être dans ce pays du centre de l'Amérique latine, enclavé entre le Brésil, l'Argentine et la Bolivie.

Vendredi, le bâtiment du Congrès a été saccagé et incendié par des manifestants opposés à ce projet controversé d'amendement constitutionnel. Il annulerait le mandat présidentiel unique pour permettre au dirigeant conservateur Horacio Cartes, au pouvoir depuis 2013, de se représenter.

Plus de 200 arrestations

Les violences ont fait également une trentaine de blessés et 211 personnes ont été arrêtées. Parmi, les blessés figurent le président du congrès et un député. En outre, le président de Jeunesse Libérale, âgé de 25 ans, a reçu une balle dans la tête au siège du Parti Libéral où s'étaient réfugiés une partie des manifestants dispersés par la police.

Le ministère de l'Intérieur a confirmé qu'une enquête avait été ouverte "sur les circonstances de la mort qui serait due à un agent de la police nationale". "Les responsables seront mis à disposition de la justice", a-t-il ajouté. La chambre basse doit se prononcer sur le texte à l'origine de la poussée de violence. Le vote prévu samedi a été repoussé en raison des tensions politiques.

Après la dictature du général Stroessner au Paraguay, la Constitution de 1992 n'autorise pas de réélection. La disposition vise à protéger le pays d'une tentative d'un président de se maintenir au pouvoir.

ATS

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