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Paris, Londres, Berlin et l'UE regrettent les sanctions américaines

"Les sanctions viennent": Donald Trump a détourné la phrase emblématique de la série "Game of Thrones" pour saluer le prochain rétablissement des sanctions contre Téhéran qui avaient été levées dans le cadre de l'accord sur le nucléaire de 2015, dont Washington s'est depuis retiré.

KEYSTONE/AP Donald J. Trump Twitter account

(sda-ats)

La France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Union européenne (UE) ont dit regretter "vivement" la réimposition de sanctions contre l'Iran par les États-Unis, selon un communiqué conjoint publié vendredi. Huit pays bénéficieront toutefois de dérogations.

"Nous avons pour objectif de protéger les acteurs économiques européens qui sont engagés dans des échanges commerciaux légitimes avec l'Iran", ajoute le communiqué, notamment signé par la cheffe de la diplomatie de l'UE Federica Mogherini et les ministres français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, allemand Heiko Mass et britannique Jeremy Hunt.

Le Plan d'action global commun (JCPOA) "constitue un élément majeur de l'architecture mondiale de non-prolifération nucléaire et de la diplomatie multilatérale (...) Il est essentiel pour la sécurité de l'Europe, de la région et du monde entier", ajoute le communiqué.

"En notre qualité de signataires du JCPOA, nous nous sommes engagés à travailler, notamment, à préserver et maintenir des circuits financiers opérationnels avec l'Iran et à assurer la poursuite des exportations de pétrole et de gaz iraniens. Sur ces sujets comme sur d'autres, notre travail se poursuit" et "ces efforts se sont intensifiés au cours des dernières semaines", poursuit le communiqué.

Huit dérogations

Six mois après avoir claqué la porte de l'accord sur le nucléaire iranien, les Etats-Unis ont confirmé vendredi qu'ils rétabliraient lundi leurs sanctions les plus draconiennes contre Téhéran, visant le pétrole et les banques, mais les doutes persistent sur cette campagne controversée de "pression maximale" américaine.

Un premier train de mesures punitives, levées en échange de l'engagement pris en 2015 par l'Iran auprès des grandes puissances de ne pas se doter de la bombe atomique, avait été à nouveau imposé en août.

Comme promis - et malgré les protestations des dirigeants iraniens, des alliés européens de Washington, ainsi que de la Chine et de la Russie - le second volet entre en vigueur lundi. Il s'agit de sanctionner, en leur barrant l'accès au marché américain, tous les pays, entités ou entreprises étrangères qui continueront d'acheter du pétrole iranien ou d'échanger avec les banques de la République islamique.

Huit pays bénéficieront toutefois de dérogations et seront autorisés temporairement à continuer d'acheter du pétrole iranien, "mais uniquement car ils ont fait preuve d'efforts importants pour ramener leurs importations de brut vers zéro", a annoncé vendredi le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

La liste de ces pays sera connue lundi, le secrétaire d'Etat ayant seulement dit qu'aucun membre de l'Union européenne n'en faisait partie. Les observateurs s'attendent à ce que des dérogations soient notamment octroyées à la Corée du Sud, l'Inde, voire la Chine.

La Turquie fait partie des pays bénéficiant d'une dérogation, a déclaré le ministre turc de l'Energie. "Nous savons que la Turquie fait partie des pays bénéficiant d'une exemption", a déclaré le ministre Fatih Dönmez, cité par l'agence étatique Anadolu. "Mais nous n'avons pas encore reçu les détails", a-t-il ajouté.

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