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Les contrôles aux frontières allemandes devaient prendre fin le 11 novembre, mais Berlin a décidé de les prolonger jusqu'en mai 2018.

KEYSTONE/AP/MARKUS SCHREIBER

(sda-ats)

L'Allemagne et la France vont prolonger jusqu'en mai 2018 les contrôles aux frontières. Ils justifient cette décision par la menace terroriste, alors que la Commission européenne a annoncé mettre un terme en novembre à ces dérogations au sein de l'espace Schengen.

La situation sécuritaire au sein de l'Union européenne, où plusieurs pays, dont l'Allemagne, "ont été frappés par des attaques terroristes dramatiques", demeure "tendue", a indiqué dans un communiqué le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière. Les contrôles aux frontières allemandes devaient prendre fin le 11 novembre.

Le ministre a encore pointé les "manques" observés "au niveau de la protection des frontières extérieures de l'UE" ainsi que "l'immigration illégale considérable" au sein de l'espace Schengen pour justifier le prolongement "au-delà du 11 novembre", et pour six mois, des contrôles aux frontières.

La décision a été prise "en étroite collaboration avec les ministres de l'Intérieur d'Autriche, du Danemark, de Suède et de Norvège", selon M. de Maizière. Plusieurs pays européens, dont l'Allemagne, avaient réintroduit, à titre exceptionnel, les contrôles d'identité aux frontières en 2015 en réponse à l'afflux massif de réfugiés, venus notamment de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan.

En France et au Danemark

La France va également maintenir jusqu'au 30 avril 2018 les contrôles, qui devaient s'achever le 31 octobre. Ils avaient été rétablis, conformément aux dispositions des articles 25 et 27 du code frontières Schengen, après les attentats parisiens du 13 novembre 2015.

"Ces contrôles seront effectués dans le respect du principe de proportionnalité", affirment les autorités françaises dans la note du 3 octobre où elles ont annoncé leur décision à l'Union européenne. La Commission européenne a confirmé jeudi avoir reçu la "notification" de la France - ainsi que celles de l'Allemagne et du Danemark.

"La Commission va désormais évaluer les notifications de ces contrôles temporaires annoncés", a-t-elle indiqué. Toutefois, Paris n'a pas à attendre de "feu vert" formel pour appliquer sa décision.

Pour justifier son choix, la France invoque une nouvelle fois la menace terroriste. Elle a affirmé que "depuis le début de l'année 2017, 22 attentats ont visé le territoire français, dont cinq ont abouti, cinq ont échoué et 12 ont été déjoués".

Pression migratoire en baisse

Au total, six pays (l'Autriche, l'Allemagne, le Danemark, la France, la Suède et la Norvège) ont actuellement rétabli les contrôles frontaliers dans l'espace Schengen. La France est le seul à l'avoir fait en invoquant la menace terroriste.

La Commission européenne a annoncé début mai qu'elle mettrait un terme en novembre à ces dérogations au sein de l'espace de libre circulation Schengen. Elle a souligné que la pression migratoire s'était allégée.

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ATS