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"Le choix est le principal droit. Choisir de se marier, de divorcer, de se cultiver, d'avoir des enfants, d'avorter", a entre autres énuméré la secrétaire d'Etat française à l'Egalité Marlène Schiappa (archives).

KEYSTONE/EPA/HAYOUNG JEON

(sda-ats)

La secrétaire d'Etat française à l'Egalité a mis en garde mardi à l'ONU contre "un spectre nouveau", le populisme qui remet en cause les droits des femmes. Elle ciblait en particulier les décisions menaçant "plus ou moins directement, l'accès à l'avortement".

"Les populistes et leurs alliés s'adonnent à une remise en cause permanente des droits humains, au premier rang desquels les droits des femmes", a relevé Marlène Schiappa dans un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU à l'occasion d'une conférence sur l'autonomisation des femmes en milieu rural.

"Paradoxe ultime, parfois, des femmes les incarnent ou les soutiennent", a ajouté la ministre, en assurant que la France "continuera de défendre partout, toujours, les droits sexuels et reproductifs et l'accès à la contraception".

Marlène Schiappa a souligné qu'"à cet égard, la France ne peut que déplorer les décisions de ses alliés historiques la Hongrie, la Pologne, les Etats-Unis d'Amérique... de remettre en cause, plus ou moins directement l'accès à l'avortement".

La ministre a revendiqué une "diplomatie féministe à la française".

Le droit de choisir

"Le choix est le principal droit. Choisir de se marier, de divorcer, de se cultiver, d'avoir des enfants, d'avorter. De créer une entreprise. De se présenter à une élection - d'en gagner, parfois. De passer son permis de conduire. De voyager. De circuler librement. De vivre, tout simplement", a-t-elle énuméré.

Lors d'un entretien avec quelques journalistes, elle a précisé travailler à donner aux femmes agricultrices des indemnités de salaire lors d'un congé maternité.

"Les agricultrices aujourd'hui en France ont une indemnité de remplacement mais pas d'indemnités pour elles pour continuer à être rémunérées", a-t-elle expliqué.

Une mission parlementaire est en train d'étudier le budget que cela représenterait, a poursuivi la ministre, sans pouvoir dire combien d'agricultrices pourraient être concernées par une telle mesure en France.

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ATS