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Le Conseil des Etats reste un bastion masculin. Selon le Conseil de l'Europe, la Suisse est le seul pays où le nombre de femmes à la chambre haute a dminué entre 2005 et 2016 (archives).

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

De graves inégalités persistent en matière de représentation des femmes dans la prise de décisions politiques et publiques. Le Conseil de l'Europe a demandé mardi aux 47 Etats membres de faire plus pour atteindre l'objectif de 40% de femmes dans ces instances.

Parlementaire, maire, chef d'Etat ou de gouvernement, magistrat ou diplomate: les pays européens restent éloignés de l'objectif d'une participation équilibrée des femmes dans les domaines législatif, exécutif et judiciaire, souligne la commission pour l'Egalité de genre (GEC) du Conseil de l'Europe.

"De graves inégalités persistent en Europe. Les pays européens peinent toujours à parvenir à l'équilibre entre les femmes et les hommes dans la prise de décision publique", constate l'organisation paneuropéenne.

Donner un nouvel élan

Dans ce rapport qui pointe la situation dans 46 des 47 pays du Conseil au 1er janvier 2016, la commission demande aux Etats de "maintenir et donner un nouvel élan à l'engagement pris" d'atteindre au minimum 40% de représentation pour chaque sexe dans ces domaines.

"Seuls deux des 46 pays étudiés, la Finlande et la Suède, ont atteint l'objectif d'un taux de participation des femmes d'au moins 40% à la chambre basse ou unique du parlement en 2016", constate la GEC. Et aucun Etat n'a atteint cet objectif au sein des chambres hautes (23,9% d'élues).

En Suisse, le taux était de 32% pour le Conseil national et de 15,2% pour le Conseil des Etats, selon le rapport. Le texte souligne d'ailleurs que, "par rapport à 2005, la participation numérique des femmes a augmenté dans toutes les chambres hautes en 2016, à l’exception de la Suisse". Le taux de femmes aux Etats était de 23,9% il y a douze ans.

Justice et diplomatie loin du compte

En 2016, "les postes situés au sommet du pouvoir politique étaient presque exclusivement occupés par des hommes". Malgré "quelques évolutions positives" au sein du pouvoir judiciaire, là aussi, très peu de pays ont atteint l'objectif de 40%.

Dans les hautes cours et cours suprêmes le taux de femmes était de 33% en moyenne (31,6% pour la Suisse), de 28% dans les conseils supérieurs de la magistrature et de 26% dans les cours constitutionnelles.

Les inégalités touchent aussi les carrières diplomatiques. "En 2016, certains pays n'avaient aucune femme diplomate dans certaines des fonctions" avec un taux de 13% parmi les ambassadrices (14,9% en Suisse).

Préjugés tenaces

La commission demande aux Etats "d'adopter des stratégies, des politiques et des mesures législatives" pour mettre en oeuvre une recommandation spécifique du comité des ministres du Conseil, adoptée en 2003.

Dans les pays où existent des lois sur les quotas de représentation, ceux-ci devraient "envisager de renforcer ces lois" et les pays qui appliquent des scrutins majoritaires devraient "examiner les avantages de la représentation proportionnelle", dit-elle, invitant aussi à "réfléchir à l'existence de préjugés sexistes dans le fonctionnement, le recrutement et les procédures de sélection au sein des partis".

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ATS