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Pas d'embellie prévue pour l'emploi en Suisse cet été

En baisse de 36%, l'hôtellerie et restauration est la catégorie qui affiche les perspectives d'emploi les plus sombres pour l'été, selon le dernier baromètre de Manpower, au plus bas depuis sa création il y a 15 ans (archives). KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI sda-ats
Ce contenu a été publié le 09 juin 2020 - 08:20
(Keystone-ATS)

Le baromètre des perspectives d'emploi compilé trimestriellement par Manpower laisse augurer pour l'été un tassement de 8%, tant en comparaison annuelle qu'en glissement séquentiel.

Une grosse moitié des employeurs interrogés par le spécialiste du placement de personnel table néanmoins sur un retour au niveau d'avant la crise sanitaire dans les douze prochains mois.

Plus d'un quart des sondés anticipe même une normalisation dès cet automne, souligne le rapport périodique diffusé mardi.

Les auteurs de l'étude soulignent que la prévision d'emploi n'avait encore jamais visité de telles abysses depuis la création du baromètre il y a 15 ans.

En découpage régional, seule la Suisse centrale affiche une prévision positive de 3%. Des reculs sont attendus à hauteur de 14% au Tessin, 13% dans la Suisse du Nord-Ouest, 10% dans le bassin lémanique et Zurich, ainsi que 2% en Suisse centrale.

En terme de segments d'activités, seules les activités inclassifiables dans la production (+1%) et dans les services (0%) prévoient une stabilité de l'emploi. La catégorie hôtellerie et restauration (-36%) affiche la plus grosse déprime, derrière la construction (-12%), l'industrie manufacturière (-9%), ainsi que les activités financières et les autres services (-8%).

Les entreprises de taille moyenne, employant entre 50 et 249 salariés, se montrent les plus pessimistes (-17%). Le niveau de morosité sinon s'avère inversement proportionnel à la taille des sociétés, entre -3% pour les plus grandes et -7% pour les plus modestes.

Menée dans une quarantaine de pays au total, l'étude fait ressortir une particularité allemande. Les employeurs d'outre-Rhin sont en effet les seuls sur le Vieux continent à prévoir une progression de l'emploi, fût-elle de 1% seulement. La France et l'Italie affichent des valeurs négatives de respectivement 11% et 5%.

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