Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Federer (no 2) a manqué une nouvelle opportunité d'accrocher un 18e titre du Grand Chelem à son palmarès. Il s'est incliné 7-6 (7/1) 6-7 (10/12) 6-4 6-3 en finale à Wimbledon face à Djokovic (no 1).

Cet échec est le deuxième d'affilée subi par le Bâlois en finale dans "son" jardin face au Serbe. Battu pour la troisième fois en dix finales jouées sur le gazon londonien - la 9e au total en 26 finales majeures -, le maître a cependant prouvé encore une fois qu'il demeurerait jusqu'au terme de sa carrière un sérieux candidat au titre à Church Road.

Auteur d'une demi-finale extraordinaire face à Andy Murray (no 3), Roger Federer n'a pas évolué au même niveau stratosphérique dimanche. La "faute" à Novak Djokovic, qui a obligé le Bâlois à prendre encore plus de risques que vendredi. Un chiffre en atteste: Roger Federer a commis autant de fautes directes dans le premier set que dans l'intégralité de sa demi-finale (11).

L'homme aux 17 titres du Grand Chelem n'a pas grand-chose à se reprocher. A part peut-être ce break concédé à 4-2 dans le set initial, alors qu'il s'était emparé de la mise en jeu adverse dans le jeu précédent après un début de match tonitruant.

Nettement dominé dans le premier tie-break, Roger Federer aurait ainsi dû se retrouver mené deux manches à zéro. Novak Djokovic manquait pas moins de sept balles de set dans la deuxième manche, dont six dans un tie-break complètement fou que Roger Federer concluait d'une volée gagnante de revers.

Le Bâlois n'a en revanche pas eu la moindre chance dans les deux dernières manches. Il cédait son service dès le troisième jeu du troisième set, sur une demi-volée de coup droit complètement ratée. Novak Djokovic signait ensuite le break à deux reprises dans l'ultime manche, concluant la partie sur un prodigieux de retour.

Novak Djokovic, qui a atteint dimanche la barre des 200 matches gagnés en Grand Chelem, a donc fait oublier de la plus belle des manières sa défaite concédée face à Stan Wawrinka en finale à Roland-Garros le mois dernier. Pas toujours convaincant durant cette quinzaine londonienne, il a su produire son meilleur tennis au moment où il le fallait et affiche à nouveau un bilan positif dans ses finales de Grand Chelem (9-8).

Le Serbe, dont l'avance sur Roger Federer au classement technique de l'ATP est désormais de 4180 points, s'impose pour la troisième fois à Church Road après 2011 et 2014. Il rejoint ainsi son coach Boris Becker et John McEnroe, devenant l'un des six seuls triples champions de Wimbledon de l'ère Open. Seuls Roger Federer, Pete Sampras (7 titres chacun) et Björn Borg (5) ont fait mieux que lui à Londres.

Nole (28 ans et 51 jours) porte surtout son total de trophées majeurs à neuf, soit un de plus qu'Andre Agassi, Jimmy Connors ou Ivan Lendl. Il est cependant nettement en retard sur le tableau de marche du recordman Roger Federer, qui avait 25 ans et 33 jours lorsqu'il s'adjugeait le 9e de ses 17 titres du Grand Chelem à New York en 2006.

ATS