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Que la conférence ne puisse pas se dérouler au WTC ne signifie pas que la manifestation n'aura pas lieu, selon Qaasim Illi. "Nous avons un plan B", a-t-il dit (archives).

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

La conférence sur l'islam organisée par le Conseil central islamique suisse (CCIS) ne pourra pas se dérouler au World Trade Center (WTC) de Zurich. Le propriétaire du bâtiment, la caisse de pension BVK, a décidé de ne pas autoriser la manifestation dans ses murs.

La décision a été prise après une analyse détaillée de la situation, a indiqué la BVK lundi à l'ats. La caisse de pension confirme ainsi une information du Blick.

Le CCIS tient toutefois à organiser sa conférence intitulée "Longing for Peace". Le conseil a un contrat valable et aussi un "plan B". Le CCIS n'a pas encore été informé officiellement du refus de la BVK, a indiqué à l'ats Qaasim Illi, porte-parole.

Salles sous-louées

La BVK a loué les salles de conférences du WTC à une société de management d'événements. Cette société a ensuite elle-même sous-loué les salles, selon le contrat dont dispose le CCIS. Si le contrat n'est pas respecté, le CCIS fera valoir ses droits et demandera une mesure judiciaire superprovisoire.

Que la conférence ne puisse pas se dérouler au WTC ne signifie pas que la manifestation n'aura pas lieu, selon Qaasim Illi. "Nous avons un plan B", a-t-il souligné.

La conférence est prévue pour les 6 et 7 mai. Dimanche, le conseiller d'Etat zurichois Mario Fehr, chef du département zurichois de la sécurité, a déclaré qu'il aura un oeil sur la manifestation. Le département est en contact avec les autorités fédérales.

Pour l'événement, des interventions de nombreux orateurs sont annoncées. Parmi eux figure notamment Mohammed al-Awadhi, du Koweït, considéré par certains comme un prédicateur d'un islam radical.

Dans le collimateur de la justice

Le CCIS est déjà dans le collimateur de la justice. En novembre dernier, le procureur général de la Confédération Michael Lauber a ouvert une enquête sur ses dirigeants, le président Nicolas Blancho et le porte-parole Qaasim Illi. Il souhaite les inculper et ainsi déterminer sa marge de manoeuvre pour lutter contre la propagande islamiste.

Les deux dirigeants doivent répondre de la publication en novembre 2015 d'un film tourné en Syrie. Le Ministère public de la Confédération veut savoir "jusqu'où va la liberté d'expression et à partir de quel moment il s'agit de propagande pour une organisation terroriste répréhensible", avait expliqué M. Lauber.

ATS

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