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Il n'est pas prévu pour l'heure de deuxième paquet d'aide à l'économie quand bien même la crise économique se fait toujours plus ressentir en Suisse. Pour le chef de l'Economie Johann Schneider-Ammann, il faut d'abord attendre les effets des premières mesures.

"Pour l'instant nous attendons que le premier paquet ait complètement déployé ses effets", a déclaré le conseiller fédéral dans une interview au "Matin dimanche". Son département a reçu de nombreuses demandes d'entreprises qui désirent bénéficier de l'aide de 800 millions de francs débloqués.

Près de 130 requêtes ont été déposées ces dix derniers jours seulement, précise-t-il. "Un groupe de travail est en train d'analyser ces demandes et nous devrions avoir traité la plupart d'entre elles d'ici la fin de l'année déjà", selon le Bernois.

Se garder de la réserve

Le chef économiste du SECO, Aymo Brunetti, précise dans une interview à "Der Sonntag" que la situation était différente lorsqu'on a pris la décision de ce premier paquet d'aide. "Il n'y avait pas encore de cours plancher pour l'euro", dit-il.

Après la décision de la BNS le 6 septembre de fixer le cours à 1,20 franc, un deuxième paquet de mesures pour l'économie est devenu moins urgent, selon le haut fonctionnaire. L'idée est de garder des réserves au cas où la situation s'aggraverait encore.

Message aux patrons

Interrogé sur les récents licenciements prononcés par Novartis, les grandes banques, Kudelski ou Alpiq, M. Schneider-Ammann n'entend pas se prononcer sur des cas particuliers. "Il y a Novartis aujourd'hui, mais il y en a eu d'autres et il y en aura d'autres", résume-t-il. Il reconnaît toutefois entretenir des contacts directs avec Novartis.

Et de lancer un message aux patrons: "Je n'ai pas le pouvoir de remettre en cause votre stratégie, mais j'attends et j'exige que vous soyez le plus respectueux possible du droit des travailleurs."

A la question de savoir s'il veut poursuivre au Conseil fédéral, il répond: "Je suis persuadé que mon expérience du monde économique est un atout pour ce pays. En ces temps difficiles sur le plan économique, je suis certain que saurai guider la Suisse (...). J'ai l'envie et l'ambition de porter cette responsabilité-là".

ATS