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Le nouveau chef des talibans afghans, le mollah Akhtar Mansour, a affirmé mardi que la paix ne régnerait dans son pays qu'avec le départ des troupes étrangères. Il a tenté aussi de dissiper les "rumeurs" portant sur les fortes dissensions au sein du mouvement.

Il s'agit du premier message du mollah Mansour, diffusé à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd al-Adha, depuis qu'il a succédé au mollah Omar, dont la mort a été annoncée à la fin juillet.

"Si le gouvernement de Kaboul veut la fin de la guerre et l'avènement de la paix, l'occupation doit cesser et les traités militaires avec les envahisseurs doivent être révoqués", a expliqué le successeur du mollah Omar, dont la désignation fait toujours débat, dans un message diffusé sur le site internet des talibans.

Dialogue entre Afghans

Il faisait implicitement référence au traité bilatéral de sécurité qui autorise la présence de 13'000 soldats étrangers, dont près de 10'000 Américains, depuis la fin de la mission de combat de l'OTAN à fin 2014. Le départ des "occupants" est l'un des principaux chevaux de bataille des talibans, en lutte contre les forces gouvernementales et étrangères depuis la chute de leur régime.

"L'émirat islamique (nom que se donnent les talibans, ndlr) estime que si le pays n'est pas occupé, les problèmes des Afghans peuvent être résolus par un dialogue entre Afghans", écrit le mollah Mansour.

Les insurgés islamistes s'étaient lancés dans des pourparlers de paix inédits avec le gouvernement afghan au début de l'été au Pakistan. Mais après un premier round, les négociations avaient été abruptement suspendues sine die au moment de l'annonce de la mort du mollah Omar, décédé apparemment en 2013 au Pakistan.

La désignation du mollah Mansour à la tête des talibans a donné lieu à une forte controverse au sein du mouvement, le fils et le frère du mollah Omar refusant tout d'abord de prêter allégeance au nouveau mollah, avant de s'incliner. Ils reprochaient au mollah Mansour d'avoir été désigné au terme d'un processus expéditif.

Appel à l'unité

Sur le terrain, des commandants talibans ont affirmé que le haut commandement avait forcé la main à la famille du mollah Omar pour qu'elle obtempère. Et, selon ces mêmes sources, une opposition subsiste toujours. Or dans son message, Mansour assure que ces "rumeurs sans fondement" sont propagées par l'"ennemi". Et, comme il l'avait fait dans son premier message diffusé après sa désignation à la tête des talibans, il appelle ses troupes à l'"unité".

Ces dissensions et l'amorce de pourparlers de paix n'ont pas empêché les talibans de lancer une très violente "offensive estivale". Une vague d'attentats a frappé Kaboul, le coeur du pouvoir afghan.

Mardi, une nouvelle attaque, cette fois dans la province de Balkh (nord), d'ordinaire stable, a tué quatre policiers et en a blessé trois. Une bombe artisanale a explosé au passage de leur véhicule, selon le chef adjoint de la police provinciale, Abdul Razaq Qaderi, et Mounir Farhad, porte-parole du gouverneur par intérim.

ATS