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Un tribunal allemand a refusé mardi la tenue d'un procès au pénal sur le drame de la Love Parade de Duisbourg en 2010, jugeant insuffisantes les charges contre les prévenus. Vingt-et-une personnes avaient péri dans un mouvement de foule.

"Les soupçons de l'accusation ne peuvent pas être prouvés avec les preuves présentées. On ne peut donc pas s'attendre à une condamnation des (dix) accusés", a indiqué le tribunal de Duisbourg. "L'ouverture d'un procès (au pénal) est refusée pour des raisons matérielles", précise le tribunal.

Le tribunal de Duisbourg a notamment jugé que l'expertise d'un spécialiste britannique, pièce maîtresse de l'accusation, souffrait de "manquements graves" et n'était pas "exploitable".

Le Parquet de Duisbourg ainsi que les parties civiles disposent d'une semaine pour faire appel. L'une des avocates des parties civiles, Bärbel Schönhof, a déclaré que cette décision était une "gifle" assénée à des gens "extrêmement traumatisés" par le drame qui a ensanglanté cette grande fête de la musique techno.

Etouffés aux abords d'un tunnel

Elle va à l'encontre des voeux du Parquet. En février 2014, celui-ci avait demandé le renvoi devant le tribunal pour "homicide involontaire ou blessures involontaires" de six employés de la Ville et quatre salariés de la société qui avait organisé ce festival.

Le procureur de Duisbourg, Horst Bien, avait alors précisé qu'à l'issue de l'enquête, le Parquet était convaincu que "des erreurs graves" avaient été commises dans "la conception et l'autorisation" de cette Love Parade. Il estimait aussi que "des manquements à la sécurité" avaient eu lieu le jour de la catastrophe.

Le drame avait eu lieu le 24 juillet 2010. Vingt-et-une personnes, dont sept étrangers, étaient mortes étouffées aux abords d'un tunnel, unique accès au terrain d'une ancienne gare de fret qui hébergeait la Love parade. Quelque 650 personnes avaient en outre été blessées, dont certaines gravement.

ATS