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Le code de conduite a été révisé par l'agence onusienne après le scandale du producteur de cinéma américain Harvey Weinstein.

KEYSTONE/AP/JOHN CARUCCI

(sda-ats)

Un employé de l'ONU qui recourt à des relations payantes avec des prostituées à Genève s'expose à un licenciement. Ces règles, antérieures à l'affaire Weinstein, sont réitérées par le HCR, qui a étendu son action contre les abus et le harcèlement sexuel dans le monde.

Ce type d'attitude est contraire "aux valeurs et aux règles" de l'ONU, a estimé vendredi devant la presse à Genève le chef des affaires juridiques du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) Lance Bartholomeusz. Ce principe est réitéré dans le code de conduite révisé par l'agence onusienne après le scandale du producteur de cinéma américain Harvey Weinstein.

Ce code prévoit que "tout échange d'argent (...) contre du sexe (...) est interdit. Cela inclut la prostitution". Récemment, plusieurs révélations sur des abus sexuels ont secoué des ONG comme la Britannique OXFAM mais aussi l'ONU ou le Comité international de la Croix-Rouge.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres doit diffuser ces prochains jours le détail des accusations contre des représentants des Nations Unies pendant les trois premiers mois de l'année. Le HCR fait la distinction entre les cas d'exploitation et ceux de harcèlement sexuel.

Dizaines d'accusations

Les premiers sont attribués à son personnel ou à celui d'organisations partenaires qui s'en prennent aux bénéficiaires de l'aide ou aux populations locales. Les seconds portent sur les affaires à l'intérieur de l'organisation.

Au total, 16'000 personnes travaillent d'une manière ou d'une autre pour le HCR dans le monde. "La vaste majorité d'entre elles s'engage avec (...) professionnalisme et de hautes valeurs", affirme la Haut-Commissaire adjointe Kelly Clements. "Mais il y a des exceptions", ajoute-t-elle. Et "même un cas est un cas de trop".

L'affaire Weinstein a contribué à la révélation de davantage de mauvais traitements au sein de l'agence onusienne. Mme Clements l'explique par une augmentation de la confiance des victimes pour dénoncer ces abus, un message fort du Haut-Commissaire Filippo Grandi et une implication renforcée des employés face aux attitudes de leurs collègues responsables de mauvais traitements.

En 2017, 39 accusations d'exploitation sexuelle ont été portées, contre 13 en 2016, dont une moitié contre le personnel du HCR et l'autre contre celui de son millier d'organisations partenaires. Et 18 cas de harcèlement au sein de l'agence onusienne ont été mentionnés, trois fois plus qu'un an auparavant.

Plusieurs actions prises par le HCR

Trois cas d'exploitation ont été authentifiés en 2017. Un employé incriminé a été congédié, un contrat n'a pas été renouvelé et une autre affaire est en cours. Deux cas de harcèlement ont aussi abouti à des licenciements. En terme de poursuites pénales, les accusations circonstanciées sont relayées vers les autorités judiciaires du pays où l'infraction présumée a lieu mais aussi vers celles de l'Etat dont le responsable est ressortissant.

Outre la révision de son code de conduite, le HCR a renforcé son dispositif de prévention, notamment avec 320 responsables chargés de cette tâche dans les près de 500 sites de l'agence dans le monde. Il a nommé une coordinatrice contre les abus qui s'est mise au travail "très rapidement et très activement", ajoute Mme Clements.

Il a encore renforcé la protection des lanceurs d'alerte. Il a par ailleurs étendu son soutien aux victimes, partage les données sur les personnes mises en cause pour éviter un engagement dans d'autres organes onusiens et bénéficie d'un mécanisme d'investigations indépendant et interne.

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ATS