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Selon les experts suisses qui se sont penchés sur la personnalité de Fabrice A., ce dernier souffre d'une pathologie sexuelle extrême.

KEYSTONE/FREDERIC BOTT

(sda-ats)

Il n'existe actuellement pas de traitement qui permettrait de réduire le risque de récidive de Fabrice A., ont fait savoir mercredi, devant le Tribunal criminel de Genève, les deux experts suisses qui ont analysé la personnalité du meurtrier d'Adeline.

Des expériences sont menées, notamment en France en milieu carcéral, mais pour le moment, elles n'ont pas apporté la preuve de leur efficacité, a indiqué le docteur Eric Luke, sur question du procureur général Olivier Jornot. Ces prises en charge innovantes concernent des détenus qui ont un profil semblable à l'accusé.

Selon Alexandra Rageth, Fabrice A. nourrissait une pulsion d'égorgement bien avant de trancher la gorge d'Adeline, en profitant d'une sortie accompagnée. Cet imaginaire était déjà présent lorsqu'il était détenu à la Pâquerette. Les films qu'il visionnait pendant cette période en sont des exemples, a ajouté M.Luke.

Un jour, Fabrice A. a interpellé le compagnon d'Adeline, qui, comme elle, travaillait à la Pâquerette. Il lui a montré sur internet la photo de la maison abandonnée près de laquelle il a égorgé la thérapeute, en lui demandant s'il aimait la fin du film Seven, où le héros découvre que sa femme a été assassinée par le tueur en série qu'il traquait.

Simon Ntah, l'avocat de la famille d'Adeline a interrogé les deux experts sur cet échange. Pour eux, celui-ci est particulièrement connoté. "Nous avons de la peine à croire que le prévenu était sans intention à ce moment précis", a relevé Mme Rageth.

ATS

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