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Les avoirs des Suisses ont pris de l'ampleur en 2010. A la fin de l'année dernière, le patrimoine net par habitant atteignait 341'300 francs, contre 335'500 francs fin 2009, a indiqué vendredi la Banque nationale suisse (BNS).

Au total, le patrimoine net des ménages a progressé de 2,8% pour atteindre à 2691 milliards de francs. Cette croissance a été portée par la hausse des prix de l'immobilier. La valeur des biens immobiliers, qui représentent 42% du patrimoine des Helvètes, a crû de 4,1% à 1415 milliards de francs.

Les actifs financiers des ménages ont pour leur part augmenté de 2,5% à 1958 milliards de francs, mais restent encore au-dessous du niveau enregistré en 2007. La force du franc a freiné la croissance de ces actifs en 2010 par rapport à 2009, année où elle avait atteint 8,5%.

Succès de l'épargne

Parmi les différentes catégories d'actifs, l'épargne (numéraire et dépôts) a continué sa progression de ces dernières années avec une augmentation de 36 milliards à 586 milliards.

Les actions ont inscrit une hausse de 3 milliards à 215 milliards, mais se situent toujours à bonne distance des niveaux d'avant la crise. Les cours boursiers sont restés stables en Suisse et ont légèrement progressé sur les marchés étrangers, a précisé la BNS.

Alors que leur patrimoine s'étoffait, les Suisses ont aussi vu leurs dettes gagner en importance. Les passifs des ménages se sont inscrits à 682 milliards de francs, contre 652 milliards un an plus tôt. Les prêts hypothécaires, qui en constituent près de 90%, ont passé de 604 à 632 milliards. Les crédits à la consommation sont restés stables à 15 milliards de francs.

ATS