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De nombreuses personnalités ont participé à la chaîne humaine: ici le maire de Bilbao Juan Mari Aburto (3e depuis la droite, chemise à carreaux).

KEYSTONE/EPA EFE/JAVIER ZORRILLA

(sda-ats)

Quelque 175'000 personnes de personnes ont formé une chaîne humaine de plus de 200 kilomètres dimanche au Pays basque espagnol. Elles manifestaient ainsi leur volonter de réclamer le droit de voter sur l'indépendance de leur région.

La chaîne de manifestants, brandissant des drapeaux basques rouges à croix blanche et verte, a relié les villes de Saint-Sébastien et Vitoria, la capitale administrative régionale, en passant par Bilbao, la métropole économique.

Selon la plateforme Gure Esku Dago ("C'est entre nos mains"), 5000 volontaires ont aidé à la logistique de l'événement. Un millier d'autobus ont été nécessaires pour transporter tous les manifestants. Les autorités basques n'ont pas communiqué de chiffre de participants.

"Nous avons prouvé que nous voulons décider l'avenir politique de ce pays", s'est félicité le porte-parole de Gure Esku Dago, Angel Oiarbide, dans un manifeste qu'il a lu devant la foule à Vitoria. Cette initiative était soutenue par plusieurs partis et syndicats nationalistes et indépendantistes. Des personnalités du Parti nationaliste basque (PNV), au pouvoir dans la région, y ont pris part.

Soutenir les Catalans

La manifestation avait également pour but de soutenir le mouvement séparatiste catalan, dont plusieurs dirigeants ont été incarcérés ou ont fui à l'étranger après un référendum d'autodétermination interdit et une proclamation d'indépendance mort-née en octobre 2017. La Constitution espagnole post-franquiste de 1978 déclare en effet l'indivisibilité de l'Etat.

L'ancien Président du gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy, a été vivement critiqué pour la manière dont il a traité la crise catalane. Il a été évincé par le socialiste Pedro Sanchez à la faveur d'une motion de censure le 1er juin. A son arrivée à la présidence du gouvernement, Pedro Sanchez a appelé à de nouvelles discussions avec les dirigeants catalans.

Le droit de s'exprimer

La majorité des habitants du Pays basque, région qui, comme la Catalogne, a déjà un haut niveau d'autonomie, ne sont pas favorables à l'indépendance. Mais beaucoup pensent que la population devrait avoir le droit de s'exprimer sur le sujet.

Le mouvement séparatiste basque ETA a annoncé début mai son démantèlement complet. Il ajoute avoir mis fin à toutes ses activités près de 60 ans après sa création et 50 ans d'une lutte armée qui a tué plus de 800 personnes.

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ATS